Faire un test COVID, en Suisse, en France

Faire un test COVID, en Suisse, en France

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Test Covid-19 aux HUGTest Covid-19 aux HUG

Mise à jour du 8 novembre 2020 :

Je pense avoir le Covid, que faire ?

En cas de doutes sur son état de santé, il est conseillé d’effectuer l’auto-évaluation en ligne “CoronaCheck” ou “CoronaRisk” (selon les cantons). L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) propose aussi son portail d’autoévaluation ofsp-coronavirus.ch/check. Selon les informations que vous lui aurez indiquées, elle vous recommandera ou non de vous faire tester. Cet outil allège incontestablement le travail des médecins puisqu’en cas de suspicion d’atteinte par le Covid, il permet d’éviter des consultations et des téléconsultations médicales.

En cette période de deuxième vague de contaminations, les centres de dépistage sont débordés. Il faut parfois attendre plusieurs jours avant d’avoir un rendez-vous. Néanmoins, en comparaison avec la première vague du printemps, l’attente a maintenant plus de chances de porter ses fruits. Le nombre de tests n’est plus contingenté comme il l’était au printemps. Comme il est décrit dans la deuxième partie de l’article, il arrivait que l’on soit renvoyé chez soi sans être testé.

Où faire le test Covid en Suisse ?

En Suisse, il est possible de se faire tester en cabinet médical, à l’hôpital ou dans des centres de test spécialisés. Cela dépend des cantons.

A Bâle, l’Hôpital Universitaire de Bâle (unispital-basel) ou encore le laboratoire Synlab réalisent des tests Covid. Les applications CoronaCheck ou CoronaRisk ne sont pas en lien avec l’hôpital de Bâle. Il convient donc de se rendre sur place.

A Lausanne centre, il est notamment possible de se faire tester à Unisanté Flon, au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) (Site de l’Hôpital de l’enfance), au Centre Médical de la Source, à la Clinique Cécile, à SYNLAB Suisse SA Entrebois.

A Genève, les tests peuvent notamment être réalisés aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), à l’Hôpital de la Tour à Meyrin, à la Clinique de Carouge, au Centre médical Qorpus-Hirslanden aux Eaux-Vives et à la Clinique des Grangettes à Chêne-Bougeries.

A Neuchâtel, l’institution NOMAD (Neuchâtel Organise le Maintien à Domicile) dépiste la population à travers ses cinq centres de dépistage.

La plupart de ces centres de test requièrent une prise de rendez-vous par leur site web. Si vous utilisez les applications CoronaCheck ou CoronaRisk et que l’application conseille de faire le test, elle vous proposera de prendre rendez-vous directement depuis le site.

Combien coûte le test Covid en Suisse ?

Le test par PCR (au moyen d’un coton tige inséré dans le nez) coûte 82 francs (sans compter le prix supplémentaire pour le matériel, le prélèvement de l’échantillon et la transmission des résultats). A l’hôpital Universitaire de Bâle, il est facturé 169 francs. Depuis le 24 juin, il est remboursé par la Confédération si vous disposez d’une ordonnance médicale, que vous avez des symptômes, ou que l’évaluation en ligne le prescrit. Dans ces cas, vous ne participez pas aux frais, la franchise et la quote-part de votre assurance obligatoire n’est pas ponctionnée.

Pour pouvoir effectuer un test gratuit, les critères de l’OFSP définis le 18 septembre 2020 sont les suivants :

  • Symptômes d’affection aigüe des voies respiratoires (p.ex. toux, maux de gorge, difficultés respiratoires, douleurs thoraciques) et / ou
  • Fièvre sans autre étiologie (origine de maladie) et / ou
  • Apparition soudaine d’une anosmie (perte de l’odorat) et / ou d’une agueusie (perte goût) et / ou
  • Etat confusionnel aigu ou dégradation de l’état général chez une personne âgée sans autre maladie.

 
Si vous souhaitez faire un test pour des raisons administratives (comme lors du retour d’un séjour de vacances pour obtenir un certificat de séjour de vacances), pour des raisons professionnelles (prise de poste), pour vous rassurer, les frais sont à votre charge.
Si la demande vient de votre employeur, c’est à lui de vous rembourser.

Test Covid, quelle attente des résultats en Suisse?

Le temps d’attente des résultats varie entre 24h et 72h selon les cantons. En moyenne, il est de 24h. En attendant, il faut s’isoler pour éviter de transmettre le virus à d’autres personnes et suivre les recommandations officielles.

D’ici à mi-novembre, les tests rapides antigéniques qui peuvent détecter l’infection au Covid en moins de 30 minutes seront disponibles en Suisse en pharmacie et dans les cabinets médicaux. Ils seront gratuits. En France, ils sont déjà disponibles en pharmacie.

Où faire le test Covid en France ?

En France, en dehors des patients hospitalisés, il est possible pour une personne qui présente des symptômes et qui a une ordonnance de se rendre dans un laboratoire en ville. Sans symptômes et sans ordonnance, elle n’est pas prioritaire. Les personnes ayant été en contact avec un cas positif sont aussi en mesure de se faire tester de façon prioritaire sur ordonnance ou sur présentation du SMS reçu de l’Assurance Maladie confirmant le statut de “cas contact à risque”. Dans tous les cas, il faut toujours appeler le laboratoire avant de s’y rendre. Il y a aussi possibilité de se faire tester à domicile si le médecin le juge nécessaire.

Combien coûte le test Covid, en France ?

Les tests par PCR, d’un coût original de 54 euros, sont totalement gratuits (car pris en charge par la Sécurité sociale). Ils peuvent être réalisés sans conditions ou ordonnance depuis le 25 juillet. Il suffit seulement de présenter sa carte vitale.

Test Covid, quelle attente des résultats en France ?

Les résultats sont normalement restitués dans les 24h, 48h. En septembre, en raison d’un recours massif aux tests dans les laboratoires, les délais d’envoi des résultats se sont allongés à 3 semaines, provoquant ainsi la polémique.

Où le frontalier va t-il faire son test Covid ?

  • S’il va travailler en Suisse et qu’il est affilié à la LAMal frontalier, il a le choix de se faire tester en Suisse ou en France
  • S’il est en télétravail en France, il ira se faire tester en France. Cela d’autant plus s’il ne dispose pas de justificatif de déplacement professionnel français pour se rendre en Suisse
  • S’il va travailler en Suisse mais qu’il est assuré à la Couverture Maladie Universelle (CMU) en France, il ira faire son test en France.

 

Faire son test Covid, ce qui a changé

Nous avons conservé ci-dessous le témoignage de Kristina qui avait été se faire tester aux HUG de Genève en mars, au tout début de la pandémie. Rappeler le parcours du combattant de la première vague de pandémie illustre les changements de modalités et de protocoles de test.

Ce témoignage de Kristina illustre aussi le saut vers la médecine du futur qui s’est opéré entre les deux vagues Covid. Lors de la première vague, c’est la téléconsultation médicale qui a commencé à être utilisée. Pour la deuxième vague, on est passé à l’autoévaluation en ligne par CoronaCheck ou CoronaRisk! Cette évolution s’appuie sur la responsabilisation du patient. On peut prévoir qu’elle va progressivement s’appliquer à d’autres pathologies.

Néanmoins, l’innovation a encore du chemin à parcourir contre la pandémie. C’est ce qu’illustrent les difficultés des applications mobiles de traçage “StopCovid” en France et en Suisse.

Les tests sont là pour durer

Test Covid HUG novembre 2020
De nouveaux locaux en “dur” pour les tests Covid en novembre 2020 (HUG)

Les dispositifs de tests et leurs locaux sont là pour durer. C’est ce que l’on peut retenir lorsque l’on compare les locaux de tests utilisés lors de la première vague aux HUG de Genève.

Au printemps 2020, le local était une tente gonflable (voir la photo du début de l’article). Début novembre 2020, la tente gonflable a été remplacée par des blocs empilables “en dur”. Une semaine après, c’est un premier étage qui s’ajoute au Rez de Chaussée.

Version de mars 2020:
 
La semaine dernière j’ai eu des symptômes grippaux. J’ai craint d’être infectée par le COVID-19.
Je partage ici avec vous mon expérience sur le test de dépistage du coronavirus, que faire? comment? le premier refus de test, l’attente des résultats, l’après…

C‘est un sujet d’actualité qui devrait en rassurer plus d’un. Voici comment cela se passe…

Sommaire : 

 

Quels sont mes symptômes ? 

Au début de la première semaine de confinement il était important de bien faire ses provisions.  Je suis donc allée au supermarché d’à côté pour renouveler mon stock de produits alimentaires.
Les mesures de précautions y étaient bien prises : nombre de personnes dans le supermarché en même temps limité, désinfection des caisses après le passage de chaque client… Depuis, ces mesures se sont bien améliorées, mais elles étaient déjà rassurantes. Le comportement de certains clients était moins rassurant… 

J’avais presque terminé mes courses quand je croise un client sans masque qui tousse fort tout près de moi. Je file à la caisse et rentre à la maison. Le lendemain, au réveil,  j’ai mal à la tête, je tousse, je panique à l’idée d’avoir été infectée et je me sens même en détresse respiratoire.  Je décide alors d’aller faire le test COVID-19 .

 

Où faire le test de dépistage coronavirus? 

Je demande à mon entourage: où peut-on se faire dépister pour le COVID-19 à Genève?  mon patron m’indique qu’il faut aller à l’hôpital universitaire de Genève (HUG). J’arrive aux HUG et je vois une grande tente gonflable à gauche de l’entrée de l’hôpital, en face du parking Lombard. Elle a été mise en place pour les dépistages du coronavirus.

J’arrive à une première queue devant la tente où les personnes masquées côtoient les personnes non masquées.  Puis, après le premier filtrage par un vigile, je dois choisir entre deux files. Une file “toux ou fièvre” et une file “toux et fièvre“. 

 

Les étapes du test Covid

Entre les files “toux et fièvre” ou “toux ou fièvre“, je choisis “toux ou fièvre”. C’est la file juste avant le début de la prise en charge. Le sol est délimité par des marques pour s’assurer que chaque patient soit à 1 mètre de distance au minimum dans la file. Je note que la moitié des patients qui attendent ont plus de 60 ans.

Délimitations dans les files d’attente pour le dépistage

Au bout de la file j’arrive devant un premier arrêt : une infirmière me demande de me désinfecter les mains avec un produit hydroalcoolique mis à disposition et me donne un masque de protection respiratoire (du type masque chirurgical et non FFP2).  Puis elle me demande mes symptômes et me donne une feuille administrative à remplir avec un stylo (matériel désinfecté après chaque utilisation). Dans cette fiche de renseignements, je dois décrire mes douleurs, mes symptômes, mon historique médical, des précisions sur d’éventuelles insuffisances respiratoires chroniques. La feuille remplie, il ne me reste plus qu’à patienter dans la file.

Puis, j’arrive devant un deuxième arrêt : une infirmière récupère ma feuille et prend ma température. Elle me dirige alors vers un de ses collègues assis derrière un bureau d’appoint.  J’y suis presque, je vais enfin pouvoir voir le médecin. Le test est donc possible pour les résidents suisses comme pour les frontaliers! À l’arrière de la tente gonflable, des “box” sont aménagés pour les consultations des patients avec les médecins. 

Diagnostic coronavirus : pour qui?

Je présente mes symptômes au médecin. Il m’indique que ma fièvre n’est pas assez importante pour que je sois éligible au diagnostic du COVID-19. Il m’explique que le nombre de kits de diagnostics disponibles est limité et que les critères pour avoir accès aux tests changent tous les jours.
Le test est prioritairement prescrit sur les personnes qui cumulent les symptômes du virus de la grippe et une forte fièvre, les personnes de santé fragile, et celles avec des faiblesses respiratoires.

 

Si on m’a refusé le test que se passe-t-il? 

Le docteur me demande de rester confinée à la maison. L’hôpital donne un masque de protection chirurgical par personne vivant dans un foyer. On m’indique que l’hôpital va me contacter dans 48 heures. Si ma température s’empire, je dois appeler le numéro d’urgence mentionné dans la feuille de consignes de confinement qui m’a été remise.

Feuille de consignes pour confinement 1/2
Feuille de consignes pour confinement 2/2

 

48 heures plus tard, une stagiaire des HUG me rappelle. Elle confirme mon identité au préalable, puis pose des questions pour confirmer mes symptômes d’il y a deux jours. Enfin elle aborde l’évolution des symptômes. Comme mes symptômes de toux continuent, les HUG m’envoient alors un sms avec un lien Web pour une visioconférence avec un docteur.

Lors de la visioconférence, le docteur pose les mêmes questions sur l’évolution des symptômes. Son verdict : prolongement du suivi à distance, rappel d’un médecin dans les 48 heures.
Un jour après, mes symptômes s’empirent, ma fièvre monte à 38. Cette fois, je suis sûre d’avoir été infectée par le coronavirus. Je retourne à l’hôpital…

 

Comment faire le test COVID-19?

Pour cette deuxième fois, lorsque j’arrive devant cette tente des HUG, le parcours est plus rapide.
Cette fois-ci, je fais la queue dans la file “fièvre et toux”. Le processus est le même qu’il y a quelques jours : deux arrêts d’infirmiers et infirmières dans la tente pour enfin accéder au médecin dans le bâtiment des HUG. 

Je quitte donc la tente. Dans le bâtiment, une surprise m’attend:  je ne suis toujours pas éligible au test de diagnostic de la maladie COVID-19. Les critères du moment sont que les symptômes fiévreux doivent durer depuis au moins 7 jours. Ce n’est pas mon cas. Mais, compte tenu des échanges précédents (1ère visite, vidéoconférence), je suis finalement testée.

Le test débute avec un coton tige très long enfoncé profondément dans le nez. C’est peu agréable mais non douloureux. L’échantillon part au laboratoire et je dois m’armer de patience pendant quelques jours. Avant de quitter l’hôpital, on me redonne un masque chirurgical par personne vivant dans le foyer ainsi qu’une nouvelle feuille de consignes de confinement à respecter.

 

Après le test du coronavirus que se passe-t-il? 

Les médecins m’ont expliqué que les résultats du test me seront annoncés sous 48 heures maximum par téléphone. Que le test soit positif ou non, il m’est recommandé de rester chez moi pour un minimum de 10 jours afin de pour ne pas contaminer mon entourage. En attendant les résultats, on me préconise d’acheter du paracétamol 500 mg et de ne pas prendre d’ibuprofène. J’ai la chance de rapidement trouver une pharmacie ouverte. La vente y était limitée à une boîte de paracétamol par personne.

48 heures plus tard, les HUG me contactent par téléphone. L’infirmière au bout du fil reconfirme mon identité et m’annonce que mon cas le test coronavirus a eu un résultat négatif. Elle n’a pas d’autres questions ni de nouvelles recommandations si ce n’est celles déjà prodiguées à l’hôpital. Ainsi se termine mon suivi médical.

 

Et si le test est positif, que faire?

Les médecins m’ont dit que même si le résultat du test de dépistage COVD-19 est positif, et que l’on est infecté, en général, le virus passe seul avec beaucoup de repos pendant une durée moyenne de 10 jours…

Voici mon expérience. Surtout, si vous avez des symptômes sérieux, n’hésitez pas à aller vous faire tester, à dépister le COVID-19. Comme vous l’avez vu, on peut s’inquiéter, avoir des symptômes et, finalement, ne pas être infecté. C’est aux professionnels de décider si le test est à faire ou pas. 

 
 
 

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Commentaires

  1. says:

    Dans cet article je partage avec vous mon expérience du dépistage du Covid-19.
    D’après mes lectures, j’ai été chanceuse de pouvoir me faire tester en Suisse…

    Comment cela se passe-t-il pour vous autres frontaliers qui êtes coincés en France ?
    Quelles sont les recommandations ?
    Est-ce aussi « facile » de pouvoir être pris en charge ?

  2. ana says:

    Une collègue dans une maison de retraite de Vaud vient de commencer, son employeur lui demande de faire un test Covid en urgence, elle le fait à Evian dimanche : 140€.
    Mieux vaut s’organiser !

  3. ana says:

    J’imagine qu’aux CHUV cela aurai été plus simple et moins cher, à voir

  4. Tutu says:

    J’ai ma nièce qui a eu tous les symptômes du corona toux fièvre etc…et son médecin lui a fait un arrêt mais elle ne pouvait pas se faire dépister c’est uniquement réservé pour les personnes très très fragiles…Ma nièce a 25 ans !

  5. Alex says:

    ???

    J’espère que ce n’est pas un scoop ! Rassurez vous, les gens sont traités aux anticoagulants, donc rien de nouveau.