Guide 2021 des salaires suisses

Guide 2021 des salaires suisses

Guide 2017 des salaires

S’il est bien un sujet central pour ceux qui travaillent, qui vont travailler ou re-travailler en Suisse, résidents, expatriés, frontaliers ou digital nomads c’est évidemment celui du salaire.

Travailler en Suisse, ou recommencer à travailler, c’est parfois sacrifier une partie de sa vie d’avant (sa vie de famille, son temps libre, ses amis). C’est surtout modifier son budget. Il est important de bien calculer son salaire net, d’estimer son niveau de vie et comprendre les mutations du marché du travail.

Vous êtes nombreux à vous poser des questions sur le marché du travail et sur les salaires en Suisse. Et pour cause, les différences entre la Suisse, les pays européens et la France sont nombreuses. Elles sont parfois déroutantes. Nous vous proposons donc un calculateur de salaire net suisse et un petit tour d’horizon pour faire le bon choix de travail.

Sommaire :

Le salaire suisse et le travail en Suisse : tour d’horizon

Ce tableau de l’Office fédéral de la statistique (OFS) présente les salaires suisses d’un coup d’œil. Il date de quelques années mais il donne une vision synthétique du travail en Suisse.

salaires suisses

Le salaire minimum en Europe … pas en Suisse

En Suisse, il n’existe pas de salaire minimum unique pour toute la Confédération.

Des pays européens ont mis en place des salaires minimum. En Allemagne, le salaire minimum est de 1’584 euro par mois. Il est passé à 9,60 euros par heure depuis le 1er juin 2021. En Espagne, il est de 1’108 euro. Depuis 1950, les Français ont le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance). Ce salaire minimum est indexé sur l’inflation mais pas sur la croissance économique.

Pouvoir d'achat
Aujourd’hui, environ 12% des salariés français (hors apprentis, stagiaires et intérimaires) sont payés au SMIC. Son instauration devait éliminer la pauvreté des salariés en activité…

Au 1er janvier 2021, il s’élève en France à 1’554,58 € bruts mensuels. En moyenne, le salaire net mensuel est de 1’231 € pour 35 heures par semaine. Le montant perçu varie selon le secteur d’activité et les cotisations sociales correspondantes. Ce montant n’est pas suffisant pour protèger de la pauvreté et de la précarité.

SMIC suisse, la pression des syndicats

Il y a bien eu une initiative des syndicats visant à instaurer un SMIC suisse de 4’000 CHF pour toute la Confédération mais elle a été massivement balayée par le Peuple suisse (le Souverain) en 2014.

Le syndicat UNIA était à la base de l’initiative. Ses craintes sont régulièrement relayées :

  • Paupérisation grandissante de la population
  • Dumping salarial
  • Conditions de vie difficile pour les travailleurs précaires

Les enquêtes montrent que les électeurs suisses qui partagent ces constats. Pourquoi ont-ils rejeté cette initiative à plus de 76% ? Selon les analystes, ils craignaient les effets pervers de la mise en oeuvre de cette bonne intention.

Cette intervention de l’État dans la relation contractuelle entre l’entreprise et ses salariés a suscité la méfiance des Suisses. En effet, une telle mesure pourrait conduire à la réorganisation des entreprises. Les entreprises pourraient compenser les hausses de salaires par une diminution du nombre de personnel peu qualifié.

Bien qu’il n’existe pas de SMIC fédéral, certaines branches d’activité comme la construction et l’hôtellerie bénéficient tout de même d’un salaire minimum. Celui-ci est défini dans quelques CCT (Convention Collective de Travail).

Le portail du syndicat suisse UNIA permet de consulter la convention collective du secteur d’activité de votre entreprise. Il est recommandé de lire la Convention Collective de votre secteur d’activité (si elle existe), avant de signer votre contrat de travail. C’est utile pour connaitre ses droits et bien négocier.

Le salaire minimum suisse, les cantons en action !

Si l’idée d’un salaire minimum n’a pas été acceptée au niveau national, elle pourrait bien s’imposer progressivement au niveau cantonal.

En effet, dès fin 2017, les Cantons de Neuchâtel et du Jura décident d’appliquer un salaire minimum. En 2019, ce salaire minimum a été de 20,02 francs bruts (soit environ 17 €) par heure. Il peine toutefois à être appliqué dans certains secteurs, comme les taxis.

Plus tard, ces cantons ont été rejoints par le Tessin, et plus récemment par Genève et Bâle-Ville. La mesure qui n’était pas acceptée au niveau national semble progressivement s’implanter au niveau cantonal.

Les montants et les modalités d’application de ces salaires minimaux cantonaux sont différents. Pour l’instant, il est difficile d’évaluer les effets concrets de ces initiatives. D’autant plus que les bouleversements liés au Covid-19 viennent compliquer les analyses. Sur le long terme, ces expériences cantonales permettront d’évaluer les effets de ces mesures sur le marché du travail. L’avenir nous dira si des salaires minimaux aussi élevés impacteront le nombre de travailleurs européens qui viennent travailler en Suisse. Nous verrons aussi si les mesures de protection des travailleurs qui résident en Suisse sont efficaces.

En effet, en 2021, le salaire minimum à Genève est de 23,14 CHF de l’heure, 4’512 francs brut par mois pour 45 heures par semaine ou 3’509,56 francs brut mensuels pour 35 heures. La différence est grande avec le SMIC français de 1’554,58 € brut. Elle justifie pleinement la traversée quotidienne d’une frontière et quelques kilomètres supplémentaires de transport pour un travailleur frontalier.

Faibles augmentations de salaires

Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), les salaires nominaux en 2020 ont augmenté de 0,8% par rapport à 2019. En prenant en compte l’inflation de -0,7%, les salaires réels ont augmenté de 1,5%.

À titre de comparaison, en 2020, L’ Allemagne suit un chemin inverse avec une baisse du taux nominal de -0,6% et une inflation de 0,5%. La baisse des salaires réels allemands de -1,1%.
les salaires nominaux du secteur privé en France ont augmenté de +1,9%, avec une inflation de 1,1%. L’augmentation du salaire réel serait de 0,8% en France.

Un de nos articles détaille les évolutions des salaires en Suisse.

Des différences de salaires selon le canton

Les salaires suisses varient beaucoup en fonction du canton, du poste occupé et des qualifications.

salaires par cantons (source OFS)
Les cantons lémaniques ont une amplitude de salaires similaire à celle de l’ensemble de la Suisse. La situation de Bâle se rapproche de celle de Zurich. Les secteurs pharmaceutiques et de la chimie y sont des locomotives qui tirent les rémunérations vers le haut. Le secteur de la finance fait de même à Zurich.

Des écarts de salaires selon le secteur d’activité

En matière de salaire par sexe et groupe de professions, les chiffres officiels les plus récents datent de 2018. Ils restent bien utiles pour comparer.

salaire selon âge et sexe
salaire selon groupe professionnel
Les salaires les plus élevés sont ceux (sans surprise) du secteur banque et assurance, et ceux de certains métiers de l’informatique comme les développeurs. Pour ces derniers, maîtriser les technologies « en vogue » et afficher son potentiel à contribuer à l’innovation de l’entreprise est un sésame pour obtenir un meilleur salaire. Pour que le salaire progresse dans ces professions techniques, il faut développer ses aptitudes à communiquer avec ses collègues et ses clients. Communiquer avec son ordinateur n’est pas suffisant. Notons les grandes disparités de salaire selon les entreprises pour un même intitulé de poste.

Comparativement, les secteurs dynamiques de la chimie et de la pharmacie, leaders à l’exportation paient aussi très bien leurs salariés, quel que soit le niveau de qualification.

Travailleur
A contrario, les secteurs de la construction, de l’hôtellerie restauration et le commerce de détail proposent les salaires les plus bas.

Salaires hommes/femmes… études globales alarmantes

Depuis 1981, le principe de l’égalité homme-femme est inscrit dans la Constitution. Ce principe constitutionnel permet aux femmes qui s’estiment lésées de pouvoir saisir la justice. Néanmoins, le fardeau de la preuve reste difficile à porter. En effet, c’est à l’employée qui s’estime lésée de prouver l’inégalité.Depuis, les revendications continuent pour que cette égalité s’applique dans les faits.

En 1996, une nouvelle loi qui interdit les discriminations basées sur le genre vient renforcer l’arsenal juridique pour l’égalité des salaires. Les plaintes qui aboutissent restent rare mais ne sont pas inexistantes.

Selon le classement du Forum Économique Mondial (données 2019), les écarts de salaires entre les hommes et les femmes en Suisse restent significatifs. Parmi les 130 pays évalués, la Suisse se place en 10e position. Des progrès restent à faire. À titre de comparaison, la France se place à la 12e place et l’Allemagne à la 14e.

Différence de salaire
Ainsi globalement, sur l’ensemble des pays étudiés, le rapport estime que lorsque, à qualification égale, un homme gagne 100 francs, une femme en percevra 60. Au rythme actuel des mesures prises, le rapport prédit qu’il faudra un siècle pour venir à bout de ces inégalités ! Equal Measures 2030 a des conclusions similaires et affirme que l’objectif de résorber ces inégalités ne sera pas atteint en 2030.

Pour estimer les inégalités salariales en Suisse, les chiffres de l’OFS (office Fédéral de la Statistique) sont préférés. Globalement, toutes qualifications, toutes activités et tous postes confondus, pour un emploi à plein temps, les femmes gagneraient 20% de moins que leurs collègues hommes.  La réduction de cette inégalité globale serait bien lente car en 2010 la différence globale de salaire entre les hommes et les femmes était de 23,6%.

Salaires hommes/femmes… études plus nuancées

Les rapports Getting to Equal ou Global Gender Gap Report attirent néanmoins l’attention sur l’imprécision des études menées sur les différences salariales entre hommes et femmes. Ces études ne prennent pas en compte le temps de travail. Or, de nombreuses femmes exercent leur activité à temps partiel. Le temps de travail expliquerai une partie de la différence de salaire. Le temps partiel ne favorise pas non plus l’accès à des emplois de qualifications supérieures, tels que les postes de direction ou d’encadrement.

Quand on détaille ces inégalités par secteur économique et par niveau de diplômes, la situation apparaît plus nuancée.

La revue Social Change in Switzerland N°18 2019, estime la différence de 4 à 5% pour les jeunes diplômés avant les interruptions de vie professionnelles pour la naissance des enfants.

Dans le secteur de la construction, selon la Société Suisse des Ingénieurs, une architecte de 50 ans aurait en moyenne un salaire inférieur de 13,6% à son homologue masculin.

Dans le secteur de la Banque, en 2019, l’association des employés de Banque estime l’écart à 23,6% avec un écart sur les bonus qui dépasserait 24% pour les cadres et 7,4% pour les collaborateurs. Dans les banques, les montants de bonus des cadres supérieurs sont beaucoup plus importants que les bonus des cadres moyens. Pour ce revenu très inégalitaire, la différence entre les hommes et les femmes serait largement expliquée par le “plafond de verre” qui freine la progression des femmes dans la hiérarchie des banques.

On voit que du chemin reste à parcourir pour l’égalité salariale homme-femme. En 2019, le Conseil des États a finalement accepté un projet de loi pour renforcer l’égalité salariale. La mobilisation s’amplifie sur ce sujet qui est l’une des revendications de la Grève des femmes du 14 juin 2019. Elle était déjà à l’ordre du jour lors de la précédente grève des femmes du 14 juin 1991.

Salaires hommes/femmes, le long chemin vers l’égalité

Dès juillet 2020, une nouvelle loi sur l’égalité salariale entre hommes et femmes est entré en vigueur. Les entreprises de plus de 100 employés sont sommées de réaliser une analyse comparative des salaires versés afin d’identifier d’éventuels écarts inexpliqués. Exempte de sanctions, il est difficile d’évaluer les effets incitateurs d’une telle mesure.

Les avancées juridiques sont lentes car les mesures sont compliquées. En effet, lorsque l’on cherche à comparer deux situations, elles ne sont jamais strictement équivalentes et le facteur du genre est donc
difficile à isoler.

S’il est un domaine où l’avancée des revendications féministes est notable, c’est bien le domaine médiatique. Entre les manifestations, les grèves et les phénomènes sociaux tels que #MeToo, amplifié par les réseaux sociaux, les discours sur l’égalité homme-femme sont omniprésents.

Aujourd’hui, c’est surtout le terrain culturel qui est occupé par les combats féministes. À titre d’exemple, la ville de Genève a renommé nombreuses de ses rues avec des noms de femmes. Espérons toutefois que ces compensations symboliques ne compensent pas la lenteur des avancées vers davantage d’égalité.

La différence de salaires Europe/Suisse reste élevée

D’après les données de l’INSEE (administration française), la différence de salaire entre la Suisse et la France serait de 111%.
Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS suisse), en 2018, le salaire moyen en Suisse s’élèvait à environ 4’735 francs, soit 4’025 € (taux de change de mars 2018).  Le salaire médian (c’est-à-dire la moitié des salariés gagnent moins et l’autre moitié gagne plus) se situait à 6’210 francs mensuels.

Comparer les salaires entre la Suisse et la France

Les causes conjoncturelles de la différence des salaires entre la Suisse et la France sont la force du Franc Suisse et le niveau des prix en Suisse.
Les causes structurelles sont la valeur des exportations suisses ainsi que les charges et cotisations salariales.

Effectivement, le renforcement du Franc Suisse par rapport à l’Euro avec l’abandon du “taux plancher” de 1,20 franc pour un euro en 2015, a mécaniquement augmenté la valeur en euro du salaire suisse. Cela a été une embellie pour les travailleurs frontaliers qui dépensent leur salaire suisse en zone Euro.

Les employeurs suisses doivent une rémunération aux employés compatible avec le niveau général de prix élevé de la Confédération. Néanmoins, les charges patronales et salariales sont moins importantes sur les salaires suisses que sur les salaires français. A charge globale identique, l’employeur suisse peut donc verser un salaire plus élevé. Du côté du salarié, son salaire net est moins péjoré par des cotisations sociales.

Enfin, dans une économie ouverte comme celle de la Suisse, les marchés d’exportation sont de la première importance. Pour préserver sa rentabilité et bien rémunérer le travail, l’exportateur est obligé de positionner ses produits à des niveaux de prix élevés. Les exportations suisses sont donc de qualité et à haute valeur ajoutée.

Comment préserver les avantages d’un salaire suisse ?

Lorsqu’il choisit son nouvel emploi en Suisse, le salarié doit raisonner à long terme. Il ne doit pas oublier que pour préserver son niveau de vie, il est préférable de travailler dans un secteur économique qui peut maintenir des prix de vente élevés et des profits. S’il peut choisir entre deux offres d’emploi, autant choisir la fabrication mécanique de précision plus que la tôlerie, le luxe plus que la charcuterie, la pâtisserie plus que la boulangerie industrielle …

Des salariés suisses ont des stratégies de court terme pour augmenter leur pouvoir d’achat. Ils deviennent frontaliers qui travaillent en Suisse et qui bénéficient immédiatement d’une différence de prix entre la France où il vivent et la Suisse où ils gagnent leur salaire. Ces avantages opportunistes peuvent être amplifiés par des taux de change Euro-Franc suisse favorables.

Le salarié doit aussi savoir que de travailler et vivre à cheval sur deux pays implique que son salaire suisse est soumis à des contraintes qui dépassent son employeur et le marché du travail. L’activité économique internationale, les agendas politiques des partis de chacun des pays, des syndicats, de la Communauté Européenne, les votations, tout cela peut influer sur son emploi et son salaire.

Notre article qui décrit les évolutions des salaires suisses précise ces enjeux.

L’écart de salaire Suisse /  France : le niveau de vie

Un coût de la vie plus élevé en Suisse explique une partie de l’écart de salaire Suisse / France . Le prix d’un sandwich à Guéret dans la Creuse n’est pas le même qu’au bord du lac Léman…

Pour le logement, la différence de prix est très grande avec celui des provinces françaises. Que vous résidiez en Suisse ou en France frontalière les prix sont généralement supérieurs à ceux de Paris et de sa proche banlieue.

Pour se faire une idée (presque fiable) de cet écart de niveau de vie, considérons l’indice Big Mac du magazine The Economist. Depuis 1986 cet indice compare le prix du «Big Mac » dans 120 pays du monde avec une unité monétaire de base (le dollar américain sert de référence). La zone Euro se situe à 0,77 contre 1,36 pour la Suisse… Accessoirement ce calcul sert aussi d’indicateur pour déterminer si la monnaie locale est sur ou sous-évaluée par rapport au dollar US.

Plus récemment, une étude a détaillé le coût de la vie en Suisse. Voici une comparaison avec la France pour un couple avec 2 enfants. Les montants sont exprimés en euros pour faciliter la lecture.

FraisSuisseFrance
Frais fixes :
Loyer, impôts, caisse maladie assurances, énergie, téléphone, tv, internet
3'130€ à 4'300€1'975€
Alimentation1'050€883€
Frais personnels :
Vêtements, loisirs, ...
600€ à 850€772€
Autres dépenses :
quote-part dentiste, ou opticien, cadeaux, vacances, épargne ...
510€398€

sources Schuldenberatung pour la Suisse et CAF pour la France

Des charges salariales moins élevées en Suisse

Les charges salariales sont significativement moins élevées en Suisse. Pour un salaire donné, vous aurez un salaire net (celui que vous touchez en bas de votre fiche de paie) plus élevé qu’en France.

En France, il vous faut déduire environ 23 % le montant du salaire brut pour obtenir une estimation de votre salaire net. Il s’agit d’une approximation. Le chiffre exact de réduction applicable varie en fonction des entreprises.

En Suisse, les charges salariales sont généralement comprises entre 10 et 15% du salaire brut.

Sur le Forum du Frontalier, nous mettons à votre disposition un Wiki «du salaire brut au salaire net» pour vous aider à comprendre et anticiper les différentes cotisations, en particulier le système des trois Piliers, colonne vertébrale de la Prévoyance (assurance vieillesse, invalidité…).

Des cotisations d’assurance maladie absentes de la fiche de salaire

Notez bien qu’en Suisse, l’assurance maladie de base et l’assurance complémentaire sont entièrement à votre charge. Si votre entreprise ne contribue pas au paiement de la prime, vos cotisations d’assurance maladie n’apparaissent pas dans votre fiche de paye.

Par défaut, lorsque vous travaillez en Suisse vous devez vous affilier au régime d’assurance maladie suisse LAMal. Ce régime vous donne accès au système de soins médicaux suisse.

Si vous êtes expatriés vous pouvez garder votre assurance internationale. Il vous faut alors demander une dispense à l’obligation d’assurance maladie LAMal Suisse. Helvicare pourra vous accompagner dans les démarches.

Si vous êtes frontalier vous avez le choix entre adhérer au régime suisse (on parle de LAMal frontalier, c’est le régime standard de ceux qui travaillent en Suisse) ou d’adhérer au régime français (on parle de CMU frontalier).
Ce choix (on parle de droit d’option) est obligatoire et fondamental. Si vous ne faites pas valoir votre droit d’option dans les 3 mois, vous êtes alors considéré comme un retardataire et encourez de nombreux risques. Une fois que vous avez fait ce choix, vous ne pouvez plus le modifier. Le site Helvicare vous explique en détail comment bien vous assurer et les démarches à faire.

Estimer et calculer son salaire net

Pour estimer rapidement votre salaire net suisse, nous avons créé un calculateur.

Saisissez votre salaire brut mensuel (celui qui vous a été communiqué par votre futur employeur) et saisissez votre âge. Le salaire mensuel sera calculé.

Attention, si vous avez un 13ème mois, des primes ou une rémunération variable, ajoutez ces montants dans la rubrique “Divers” !

Vous pouvez aussi accéder directement au calculateur

Vous pouvez télécharger la version “Open Office” du calculateur

Vous pouvez aussi télécharger la version “Excel” du calculateur

Evaluer et comparer son salaire

Des outils peuvent vous aider à évaluer si la proposition de salaire qui vous est adressée est pertinente ou si votre salaire actuel correspond à la réalité du marché de l’emploi. Vous pourrez ainsi mieux négocier.

recrutement
Ils reposent les enquêtes périodiques de l’OFS (Office Fédéral de la Statistique). Attention cependant, ces calculateurs semblent optimistes. Des secteurs qui ont vu une baisse de salaire d’embauche importante continuent à afficher des salaires élevés. Par exemple, dans le secteur informatique, les informaticiens placés en mission chez des clients par des sociétés de service ont vu leur salaire à l’embauche fortement chuter. Lorsque les contrats de leurs collègues plus anciens ne sont pas renégociés, le salaire moyen apparait plus élevé que celui qui sera proposé au nouvel embauché.

Voir à ce sujet notre article Evolution des salaires en Suisse

  • le calculateur Salarium de l’OFS. Il permet de calculer le salaire mensuel brut pour un poste de travail spécifique (canton, secteur d’activité) et pour des caractéristiques individuelles (âge, formation, années de service ou d’expérience)
  • le calculateur de salaire de l’Union Syndicale Suisse. Il calcule le salaire usuel des personnes qui ont les mêmes activités et les mêmes qualifications que vous dans toute la Suisse
  • d’autres calculateurs sont spécifiques à un canton : VaudFribourg, Neuchâtel, Genève

Et vous, estimez-vous votre salaire satisfaisant ? Est-il à la hauteur des efforts que vous déployez ?

Notre Dossier : “Salaire Suisse, contrat et licenciement”

Évolution des salaires en Suisse

Salarié frontalier : à quoi correspondent vos cotisations sociales en France et en Suisse?

Comprendre le contrat de travail suisse

Les grands principes du licenciement en Suisse

Commentaires

  1. merci bien pour toutes ces infos !