Guide 2021 des salaires du Frontalier

Guide 2021 des salaires du Frontalier

Guide 2017 des salaires

S’il est bien un sujet central pour ceux qui travaillent (ou qui vont travailler en Suisse), résidents, expatriés, frontaliers ou digital nomads c’est évidemment celui du salaire.

Travailler en Suisse, ou recommencer à travailler, c’est parfois sacrifier une partie de sa vie d’avant (sa vie de famille, son temps libre, ses amis). Il est important de bien comprendre les mutations du marché du travail pour faire des choix avisés.

Vous êtes nombreux à vous poser des questions sur le marché du travail et sur les salaires en Suisse. Et pour cause, les différences entre les pays européens, la France et la Suisse sont nombreuses. Elles sont parfois déroutantes. Nous vous proposons donc un petit tour d’horizon.

Sommaire :

 

Le salaire suisse et le travail en Suisse : tour d’horizon

Ce tableau de l’Office fédéral de la statistique (OFS) présente les salaires suisses d’un coup d’œil. Il donne une vision synthétique du travail en Suisse.

salaires suisses

 

Le salaire minimum en Europe … pas en Suisse

Des pays européens ont des salaires minimum. Depuis 1950, les Français ont le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance). Ce salaire minimum est indexé sur l’inflation mais pas sur la croissance économique.

Pouvoir d'achat

Aujourd’hui, environ 12% des salariés français (hors apprentis, stagiaires et intérimaires) sont payés au SMIC. Son instauration devait éliminer les zones de pauvreté…

Au 1er janvier 2021, il s’élève en France à 1’554,58 € bruts mensuels. En moyenne, le salaire net mensuel est de 1’231 € pour 35 heures par semaine. Le montant perçu varie selon le secteur d’activité et les cotisations sociales correspondantes. Ce montant n’est pas suffisant pour protèger de la précarité.

En Suisse, il n’existe pas de salaire minimum au niveau fédéral.
 

SMIC suisse, la pression des syndicats

Il y a bien eu une initiative des syndicats visant à instaurer un SMIC de 4’000 CHF mais elle a été massivement balayée par le Peuple suisse en 2014.

Les craintes du syndicat UNIA, à la base de leur initiative, sont régulièrement relayées :

  • Paupérisation grandissante de la population
  • Dumping salarial
  • Conditions de vie difficile pour les travailleurs précaires

Si le Souverain a rejeté cette initiative à plus de 76%, alors même qu’il partage ces constats, ce serait par crainte des effets pervers de la mise en oeuvre de cette bonne intention.

En effet, une telle mesure pourrait conduire à des réorganisations d’entreprises qui compensent les hausses de salaires par une diminution du personnel. Cette mesure pourrait ainsi conduire à l’exclusion des travailleurs peu qualifiés. Cette intervention de l’État dans la relation contractuelle entre l’entreprise et ses salariés a suscité la méfiance des Suisses.

Bien qu’il n’existe pas de SMIC fédéral, certaines branches d’activité comme la construction et l’hôtellerie bénéficient tout de même d’un salaire minimum. Celui-ci est précisé dans les différentes CCT (convention collective de travail).

Le syndicat suisse UNIA permet d’accéder à la convention collective du secteur d’activité de votre entreprise. Lire la Convention Collective de votre secteur d’activité (si elle existe), avant de signer votre contrat de travail, est nécessaire pour connaitre ses droits.

 

Le salaire minimum suisse, les cantons en action !

Si l’idée d’un salaire minimum n’a pas été accpetée au niveau national, elle pourrait bien s’implémenter progressivement au niveau cantonal.

En effet, dès fin 2017, les Cantons de Neuchâtel et du Jura décidèrent de tenter l’expérience du salaire minimum. En 2019, ce salaire minimum a été à 20,02 francs bruts (soit environ 17 €) par heure. Il peine toutefois à être appliqué dans certains secteurs, comme les taxis.

Plus tard, ces cantons ont été rejoints par le Tessin, et plus récemment par Genève et Bâle-Ville. Ce qui n’était pas passé au niveau national semble progressivement s’implanter au niveau cantonal.

Les montants et les modalités d’application de ces Salaires minimaux cantonaux sont différents. Pour l’instant, il est difficile d’évaluer les effets concrets de ces initiatives d’autant plus que les bouleversements liés au Coronavirus viennent compliquer les analyses. Cependant, sur le plus long terme, ces expériences cantonales nous permettront de mieux comprendre les effets de telles mesures sur le marché du travail. L’avenir nous dira si l’aboption de salaires minimaux aussi élevés impactera le nombre de travailleurs européens qui viennent travailler en Suisse et sur les mesures de protection des travailleurs qui résident en Suisse.

En effet, en 2021, le salaire minimum à Genève est de 23,14 CHF de l’heure, 4’512 francs brut par mois pour 45 heures par semaine ou 3’509,56 francs brut mensuels pour 35 heures. Le SMIC français est de 1’554,58 € brut. La différence est grande. Elle justifie pleinement la traversée quotidienne d’une frontière et quelques kilomètres supplémentaires de transport.

 

Les salaires augmentent peu

Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), les salaires nominaux en 2020 ont augmenté de 0,8% par rapport à 2019. En prenant en compte l’inflation de -0,7%, les salaires réels ont augmenté de 1,5%.

À titre de comparaison, en 2020, les salaires nominaux du secteur privé en France ont augmenté de +1,9%, avec une inflation de 1,1%, l’augmentation du salaire réel serait de 0,8% en France.
L’ Allemagne suit un chemin inverse avec une baisse du taux nominal de -0,6% et une inflation de -0,5% soit une baisse des salaires réels allemands de -1,1%.
Notre article détaille les évolutions des salaires en Suisse.

À titre de comparaison, d’après les données de l’INSEE, il y aurait une différence de 111% avec le salaire des Français.
Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), en 2018, le salaire moyen en Suisse s’élève à environ 4’735 francs, soit 4’025 € (taux de change au 27 mars 2018).  Le salaire médian (c’est-à-dire la moitié des salariés gagnent moins et l’autre moitié gagne plus) se situe à 6’210 francs mensuels.

 

Des écarts de salaires selon le canton

Les salaires suisses varient beaucoup variations en fonction du canton, du poste occupé et des qualifications.

salaires par cantons (source OFS)

Les cantons lémaniques ont une amplitude de salaires similaire à celle de l’ensemble de la Suisse. La situation de Bâle se rapproche de celle de Zurich. Les secteurs pharmaceutiques et de la chimie y sont des locomotives qui tirent les rémunérations vers le haut. Le secteur de la finance fait de même à Zurich.

 

Des écarts de salaires selon le secteur d’activité

En matière de salaire par sexe et groupe de professions, les chiffres officiels les plus récents datent de 2018. Ils restent bien utiles pour comparer.

salaire selon âge et sexe

salaire selon groupe professionnel

Les salaires les plus élevés sont ceux (sans surprise) du secteur banque et assurance, et ceux de certains métiers liés à l’informatique comme les développeurs. Pour ces derniers, maîtriser les technologies « en vogue » et afficher son potentiel à contribuer à l’innovation de l’entreprise est un sésame pour obtenir un meilleur salaire. Notons de grandes disparités de salaire suivant les entreprises pour un même intitulé de poste.

Comparativement, les secteurs dynamiques de la chimie et de la pharmacie, leaders à l’exportation paient aussi très bien leurs salariés et ce, quel que soit le niveau de qualification.

Travailleur

A contrario, les secteurs de la construction, de l’hôtellerie restauration et le commerce de détail proposent les salaires les plus bas.

Salaires hommes/femmes… études globales alarmantes

Depuis 1981, le principe de l’égalité homme-femme est inscrit dans la Constitution. Ce principe constitutionnel permet aux femmes qui s’estiment lésées de pouvoir saisir la justice. Néanmins, le fardeau de la preuve reste difficile à porter. Depuis, les revendications continuent pour que cette égalité s’applique dans les faits.

En 1996, une nouvelle loi qui interdit les discriminations basées sur le genre vient renforcer l’arsenal juridique pour l’égalité des salaires. Les plaintes qui aboutissent restent rare mais ne sont pas inexistantes.

Selon le classement du Forum Économique Mondial (données 2019), les écarts de salaires entre les hommes et les femmes en Suisse restent significatifs. Parmi les 130 pays évalués, la Suisse se place en 10e position, des progrès restent à faire. À titre de comparaison, la France se place à la 12e place et l’Allemagne à la 14e.

Différence de salaire

Ainsi globalement, sur l’ensemble des pays étudiés, le rapport estime que lorsque, à qualification égale, un homme gagne 100 francs, une femme en percevra 60. Au rythme actuel des mesures prises, le rapport prédit qu’il faudra un siècle pour venir à bout de ces inégalités! Equal Measures 2030 a des conclusions similaires et affirme que l’objectif de résorber ces inégalités ne sera pas atteint en 2030.

Pour estimer les inégalités salariales en Suisse, les chiffres de l’OFS (office Fédéral de la Statistique) sont préférés. Globalement, toutes qualifications, toutes activités et tous postes confondus, pour un emploi à plein temps, les femmes gagnent 20% de moins que leurs collègues hommes.  La réduction de cette inégalité globale serait bien lente car en 2010 la différence globale de salaire entre les hommes et les femmes était de 23,6%.

Salaires hommes/femmes… études plus nuancées

Les rapports Getting to Equal ou Global Gender Gap Report attirent néanmoins l’attention sur l’imprécision des études menées sur les différences salariales entre hommes et femmes. Ces études ne prennent pas en compte le temps de travail. Or, de nombreuses femmes exercent leur activité à temps partiel. Le temps de travail expliquerai une partie de la différence de salaire. Le temps partiel ne favorise pas non plus l’accès à des emplois de qualifications supérieures, tels que les postes de direction ou d’encadrement.

Quand on détaille ces inégalités par secteur économique et par niveau de diplômes, la situation apparaît plus nuancée.

La revue Social Change in Switzerland N°18 2019, estime la différence de 4 à 5% pour les jeunes diplômés avant les interruptions de vie professionnelles pour la naissance des enfants.

Dans le secteur de la construction, selon la Société Suisse des Ingénieurs, une architecte de 50 ans aurait en moyenne un salaire inférieur de 13,6% à son homologue masculin.

Dans le secteur de la Banque, en 2019, l’association des employés de Banque estime l’écart à 23,6% avec un écart sur les bonus qui dépasserait 24% pour les cadres et 7,4% pour les collaborateurs. Dans les banques, les montants de bonus des cadres supérieurs sont beaucoup plus importants que les bonus des cadres moyens. Pour ce revenu très inégalitaire, la différence entre les hommes et les femmes serait largement expliquée par le “plafond de verre” qui freine la progression des femmes dans la hiérarchie des banques.

On voit que du chemin reste à parcourir pour l’égalité salariale homme-femme. En 2019, le Conseil des États a finalement accepté un projet de loi pour renforcer l’égalité salariale. La mobilisation s’amplifie sur ce sujet qui est l’une des revendications de la Grève des femmes du 14 juin 2019. Elle était déjà à l’ordre du jour lors de la précédente grève des femmes du 14 juin 1991.

 

Salaires hommes/femmes, le long chemin vers l’égalité

Dès juillet 2020, une nouvelle loi sur l’égalité salariale entre hommes et femmes est entré en vigueur. Les entreprises de plus de 100 employés sont sommées de réaliser une analyse comparative des salaires versés afin d’identifier d’éventuels écarts inexpliqués. Exempte de sanctions, il est difficile d’évaluer les effets incitateurs d’une telle mesure.

Les avancées juridiques sont lentes car les mesures sont compliquées. En effet, lorsque l’on cherche à comparer deux situations, elles ne sont jamais strictement équivalentes et le facteur du genre est donc
difficile à isoler.

S’il est un domaine où l’avancée des revendications féministes est notable, c’est bien le domaine médiatique. Entre les manifestations, les grèves et les phénomènes sociaux tels que #MeToo, amplifié par les réseaux sociaux, les discours sur l’égalité homme-femme sont omniprésents.

Aujourd’hui, c’est surtout le terrain culturel qui est occupé par les combats féministes. À titre d’exemple, la ville de Genève a renommé nombreuses de ses rues avec des noms de femmes. Espérons toutefois que ces compensations symboliques ne contribuent pas à masquer les problèmes concrets.

 

Les différences de salaire entre la Suisse et la France

La différence des salaires entre la Suisse et la France a des origines multiples. En première approche, on peut citer la force du Franc Suisse, le niveau des prix en Suisse, les charges et cotisations salariales, la valeur des exportations suisses …

Effectivement, le renforcement du Franc Suisse par rapport à l’Euro avec l’abandon du “taux plancher” en 2015, a représenté une embellie pour les salaires des frontaliers, quand ils sont dépensés en zone Euro.

Dans un environnement au niveau de prix élevé, les employeurs suisses doivent une rémunération aux employés qui soit compatible avec le niveau de prix. Les charges patronales et salariales sont moins importantes sur les salaires suisses que sur les salaires français. L’employeur suisse a donc davantage de marge pour verser un salaire plus élevé. Du côté du salarié, son salaire net est moins péjoré par des cotisations sociales.

Enfin, dans une économie ouverte comme la Suisse, les marchés d’exportation sont de la première importance. Pour assurer une rémunération du travail élevée, l’employeur doit veiller à la valeur élevée des produits qu’il exporte.

 

Comment préserver un salaire suisse ?

Le frontalier qui travaille en Suisse peut donc bénéficier immédiatement d’un taux de change Euro-Franc suisse favorable, d’une différence de prix entre la France où il vit et la Suisse où il gagne son salaire. Ce sont des avantages opportunistes dont on peut bénéficier à court terme.

Mais le frontalier ne doit pas oublier que pour préserver ce niveau de vie à plus long terme, il est préférable de travailler dans un secteur économique qui ne soit pas pénalisé par des prix de vente élevés et qui soit profitable. Si le frontalier peut choisir entre deux offres d’emploi, autant choisir la fabrication mécanique de précision plus que la tôlerie, le luxe plus que la charcuterie, la pâtisserie plus que la boulangerie industrielle …

Le frontalier doit aussi avoir en tête que de travailler et vivre à cheval sur deux pays implique que son salaire suisse est soumis à des contraintes qui dépassent son employeur et le marché du travail. L’activité économique internationale, les agendas politiques des partis, des syndicats, de la Communauté Européenne, les votations, tout cela influe sur son emploi et son salaire.

Notre article qui décrit les évolutions des salaires suisses précise ces enjeux.

L’écart de salaire Suisse /  France : le niveau de vie

Un coût de la vie plus élevé en Suisse explique une partie de l’écart de salaire Suisse / France . Ce n’est pas la même chose d’acheter un sandwich à Guéret dans la Creuse qu’au bord du lac Léman…

Pour le logement, c’est la même chose que vous résidiez en Suisse (si vous êtes résident) ou dans certaines zones frontalières (dans le cas d’un permis G) avec des prix généralement comparables à ceux de Paris et de sa proche banlieue.

Pour se faire une idée (presque fiable) de cet écart de niveau de vie, considérons l’idée amusante du magazine The Economist en 1986 l’indice Big Mac : comparer le prix du «Big Mac » présent dans 120 pays du monde. Avec une unité monétaire de base (le dollar américain sert de référence). La zone Euro se situe à 0,77 contre 1,36 pour la Suisse…. Accessoirement ce calcul sert aussi à déterminer si la monnaie locale est sur ou sous-évaluée par rapport au dollar.

Plus récemment, une étude a détaillé le coût de la vie en Suisse. Voici une comparaison avec la France pour un couple avec 2 enfants. Les montants sont exprimés en euros pour faciliter la lecture.

FraisSuisseFrance
Frais fixes :
Loyer, impôts, caisse maladie assurances, énergie, téléphone, tv, internet
3'130€ à 4'300€1'975€
Alimentation1'050€883€
Frais personnels :
Vêtements, loisirs, ...
600€ à 850€772€
Autres dépenses :
quote-part dentiste, ou opticien, cadeaux, vacances, épargne ...
510€398€

sources Schuldenberatung pour la Suisse et CAF pour la France

 

Des charges salariales moins élevées en Suisse

Les charges salariales sont significativement moins élevées en Suisse. Pour un salaire donné, vous aurez un salaire net (celui que vous touchez en bas de votre fiche de paie) plus élevé qu’en France.

En France, il vous faut déduire environ 23 % le montant du salaire brut pour obtenir une estimation de votre salaire net. Il s’agit d’une approximation. Le chiffre exact de réduction applicable varie en fonction des entreprises.

En Suisse, les charges salariales sont généralement comprises entre 10 et 15% du salaire brut.

Sur le Forum du Frontalier, nous mettons à votre disposition un Wiki«du salaire brut au salaire net» pour vous aider à comprendre et anticiper les différentes cotisations, en particulier le système des trois Piliers, colonne vertébrale de la Prévoyance (assurance vieillesse, invalidité…).

 

Des cotisations d’assurance maladie absentes de la fiche de salaire

Notez bien qu’en Suisse, l’assurance maladie de base et l’assurance complémentaire sont entièrement à votre charge.

Si votre entreprise ne contribue pas au paiement de la prime, vos cotisations n’apparaissent pas dans votre fiche de paye. Vous avez le choix entre adhérer au régime suisse (on parle de LAMal frontalier, c’est le régime standard de ceux qui travaillent en Suisse) ou d’adhérer au régime français (on parle de CMU frontalier).

Ce choix (on parle de droit d’option) est obligatoire et fondamental. Si vous ne faites pas valoir votre droit d’option dans les 3 mois, vous êtes alors considéré comme un retardataire et encourez de nombreux risques. Une fois que vous avez fait ce choix, vous ne pouvez plus le modifier. Le site Helvicare vous explique en détail comment bien vous assurer et les démarches à faire.

 

Estimer et calculer son salaire net

Pour estimer rapidement votre salaire net suisse, nous avons créé un calculateur.

Saisissez votre salaire brut mensuel (celui qui vous a été communiqué par votre futur employeur) et saisissez votre âge. Le salaire mensuel sera calculé.

Attention, si vous avez un 13ème mois, des primes ou une rémunération variable, ajoutez ces montants dans la rubrique “Divers” !

Vous pouvez aussi accéder directement au calculateur

Vous pouvez télécharger la version “Open Office” du calculateur

Vous pouvez aussi télécharger la version “Excel” du calculateur

Evaluer et comparer son salaire

Des outils peuvent vous aider à évaluer si la proposition de salaire qui vous est adressée est pertinente ou si votre salaire actuel correspond à la réalité du marché de l’emploi. Vous pourrez ainsi mieux négocier.

recrutement

Ils reposent tous sur l’enquête de l’OFS menée en 2014 concernant 1,7 million de salaires versés dans 35 000 entreprises. Considérez ces données comme fiables étant donné la faible inflation salariale depuis 2014.

On peut citer :

  • le calculateur Salarium de l’OFS. Il permet de calculer le salaire mensuel brut pour un poste de travail spécifique (canton, secteur d’activité) et pour des caractéristiques individuelles (âge, formation, années de service ou d’expérience)
  • le calculateur de salaire de l’Union Syndicale Suisse. Il calcule le salaire usuel des personnes qui ont les mêmes activités et les mêmes qualifications que vous dans toute la Suisse
  • d’autres calculateurs sont spécifiques à un canton : VaudFribourg, Neuchâtel, Genève

Et vous, estimez-vous votre salaire satisfaisant ? Est-il à la hauteur des efforts que vous déployez ?

 

Notre Dossier : “Salaire Suisse, contrat et licenciement”

Évolution des salaires en Suisse

Salarié frontalier : à quoi correspondent vos cotisations sociales en France et en Suisse?

Comprendre le contrat de travail suisse

Les grands principes du licenciement en Suisse

La protection juridique du frontalier

Commentaires

  1. merci bien pour toutes ces infos !