Le covoiturage avant les péages urbains ?

Le covoiturage avant les péages urbains ?

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Vous estimez que vos frais de déplacements en voiture pèsent lourd sur votre budget et sur l’environnement ?

Une solution s’offre à vous : le covoiturage. Cela consiste à partager un véhicule avec d’autres individus pour un trajet commun.
Les avantages de cette nouvelle pratique séduisent des plus jeunes aux retraités : Réaliser des économies tout en protégeant l’environnement. Les cantons suisses, les régions françaises et l’Union Européenne encouragent les frontaliers à partager leurs trajets pour diminuer les encombrements routiers.

C’est peut être la dernière cartouche avant la mise en place de péages urbains !

Petit guide non exhaustif des points essentiels à savoir pour un covoiturage optimal.

Covoiturage : mode d’emploi

Moins cher, moins polluant et plus convivial, cela séduit conducteurs et passagers également par sa simplicité d’utilisation.

En tant que passager il vous suffit de vous rendre sur les sites internet spécialisés, sélectionner votre destination, consulter les avis des précédents utilisateurs, le véhicule et les prix.
La réservation peut se faire en ligne mais certains conducteurs acceptent également d’être payés lors du trajet.
Le propriétaire du véhicule doit s’inscrire sur le site, préciser ses préférences et la plate forme calcule automatiquement un prix moyen par passager.

Assurance véhicule

Bien que cette nouvelle pratique soit en vogue actuellement, aucune loi n’encadre ce mode de déplacement. Il est donc nécessaire de se renseigner au préalable sur les modalités d’assurances.
Les cas de figure sont différents si vous êtes passager ou propriétaire du véhicule.

Le passager, considéré comme un tiers, est couvert par la responsabilité civile du conducteur en cas de dommage corporel.
Toutefois il est recommandé de contrôler la date de validité du certificat d’assurance du véhicule sur la vignette placée sur le pare-brise. A défaut, le passager est toutefois couvert par le fond de garantie des assurances obligatoires de dommages à hauteur d’1,12 millions d’euros (au sein de l’espace économique européen uniquement).

Enfin, en cas d’oubli de bagage ou de vol il existe une garantie “ contenu privé “ comprise dans l’assurance du conducteur ou dans sa responsabilité civile.

Le propriétaire souscrit quant à lui un contrat d’assurance automobile qui comprend au minimum la responsabilité civile.
Si il prête le volant à un autre utilisateur, il doit vérifier que l’assurance ne prévoit pas de clause de conduite exclusive.

Dans le cas où un accident survient lorsqu’il n’est pas au volant, le malus concernera sa propre assurance.
De plus la franchise est plus importante si l’utilisateur détient son permis de conduire depuis moins de trois ans et si le début de son assurance automobile est inférieur à trois ans.
Certains contrats d’assurance concernent des usages spécifiques, par exemple les trajets domicile- travail et ne couvrent donc pas tous les trajets.

Un covoiturage frontalier

Un moyen de transport boudé par les frontaliers

Des 39’000 frontaliers qui utilisent chaque jour leur véhicule pour se rendre de la Franche-Comté en Suisse, 90% font le trajet seul avec pour conséquences : embouteillages, insécurité routière, besoins accrus d’espaces de stationnements et émission de gaz à effet de serre.
Le covoiturage est donc une solution facile et adéquate pour contribuer à résoudre les problèmes de circulation transfrontalière.

Il demeure peu utilisé en Suisse. Le sondage publié en ligne par le DETA de Genève en septembre dernier ( département de l’environnement des transport et de l’agriculture) a identifié que certains ne sont adeptes que du covoiturage loisir. Ils ne s’en servent que pour voyager. Ils sont moins nombreux à utiliser le covoiturage – travail.

Sensibiliser et inciter au covoiturage

En région Lémanique et dans l’Arc jurassien, des actions concrètes sont mises en oeuvre pour inciter les frontaliers à utiliser le covoiturage.

Elles sont soutenues par les communes, par des grands employeurs et des régies (Genève, HUG, Patek Philippe, TPG…) : Places de parking dédiées aux covoitureurs ou correspondances avec les transports publics ( vélos, autobus … ).

En particulier, le site www.covoiturage-arcjurassien.com explique comment ça marche.
Une centrale mobilité ( + 41 800 25 26 27 ) permet aux utilisateurs du Jura de réserver un covoiturage. Il leur suffit de renseigner le lieu de résidence, les lieux et horaires de travail. Cette initiative est soutenue par le projet Européen INTERREG.

Côté Haute Savoie, le site  covoiturage.cg74  a plus de 9’000  covoitureurs inscrits, des partenariats avec les grandes entreprises, et même un site spécialisé pour l’accès sud de Genève ( http://www.covoiturage.cg74.fr/vers/portesud).

A Genève, le site de l’administration cantonale a regroupé les offres :  http://www.ville-geneve.ch/themes/mobilite/voitures-motos/covoiturage-auto-partage/covoiturage/

Après les incitations, le temps des pénalités ?

Si les incitations ne sont pas suffisantes, on parle déjà de la manière forte :

Des taxes pour les employeurs qui n’ont pas contribué à ce que leurs employés utilisent le  covoiturage, des voies d’autoroute réservées aux voitures à plusieurs occupants et surtout le péage urbain.

Le péage urbain est utilisé dans de nombreuses villes (Londres, Stockholm, Singapour …). Ce système consiste à rendre la circulation en centre ville payante.  Cela diminue les embouteillages, la pollution et, de plus, ses recettes permettent de financer des infrastructures comme des parkings périphériques. Avant les dernières élections, l’exécutif Genevois avait lancé l’étude. Maintenant ré-élu, il va sans doute replacer ce sujet en haut de son agenda.

Utilisé maintenant par des millions d’individus le covoiturage se développe très rapidement. Des plate-formes web concurrentes lui sont dédiées : Blablacar, Covivo, webdrive …

En décembre 2014, en France, la SNCF annonce le développement d’IDVroom, un système de covoiturage de courte distance pour amener ses clients vers les gares.

Toutes ces initiatives prouvent que le covoiturage est une lame de fond qui révolutionne le transport. A tester avant que l’on y soit obligé !

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