Chômage : aides, VAE et formations en Suisse et en France

Chômage : aides, VAE et formations en Suisse et en France

- dans Travailler en Suisse
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Formation professionnelle

Perdre la sécurité financière et la stabilité sociale suite à un licenciement peut s’avérer effrayant.

Connaître les solutions qui s’offrent alors peut permettre de mieux se préparer et peut-être même servir de tremplin pour mieux rebondir.

Les mécanismes de formation, d’intégration et de reconversion proposés par les offices régionaux de placement en Suisse ne sont pas les mêmes que ceux proposés par nos voisins les français.

Voyons les solutions qui s’offrent aux frontaliers qui viennent de perdre leur emploi.

Licenciement : quelle caisse de chômage prend en charge le frontalier ?

La règle est que toute personne qui perd son travail doit s’inscrire auprès du chômage dans son pays de résidence.
Les frontaliers devront donc se tourner vers le “Pôle Emploi” de leur département sauf en cas de chômage partiel ayant pour cause :

  • Une réduction de l’horaire de travail
  • Un cas d’insolvabilité de l’employeur
  • Un empêchement pour cause d’intempéries

Seuls ces trois cas permettent à un frontalier de s’assurer auprès de l’une des caisses de chômage suisses et donc de bénéficier des aides à la formation afférentes.

En effet, le fait d’avoir un lien fort avec le pays du dernier emploi ne permet plus désormais de bénéficier du régime de chômage de celui-ci.

Suisse : Les aides à la formation proposées par l’ORP

En Suisse, les allocations d’apprentissage pour les personnes au chômage dépendent de chaque canton.
Une fois inscrit à l’ORP diverses mesures de formations peuvent être envisagées par le conseiller attribué.

Certaines aides financières peuvent ainsi être apportées à des travailleurs qui suivent une formation en vue d’une reconversion, d’un perfectionnement ou d’une intégration professionnelle.

L’allocation d’initiation au travail 
(AIT)

L’AIT vise à encourager des employeurs à recruter des travailleurs qui ont besoin d’un soutien pour une réinsertion professionnelle.

Des allocations à hauteur de 40 à 50% du salaire sont versées à l’employeur durant six mois lorsqu’il qui engage un travailleur novice en la matière.
En échange, il se charge d’initier le travailleur au métier en question.

Les allocations de formation (AFO)

Sur les cantons de Genève et de Vaud, par exemple, ces allocations s’adressent aux personnes âgées de plus de 30 ans qui n’ont pas de formation professionnelle ou qui n’arrivent pas à trouver un emploi dans leur domaine initial d’éducation.

Le contrat entre l’employeur et le travailleur se fait sous forme d’apprentissage et permet au salarié, à l’issue de ce dernier, d’obtenir un certificat reconnu (l’exemple type étant le CFC).

Des allocations sont versées durant une durée maximale de trois ans.
Elles correspondent à la différence entre le salaire versé par l’employeur et un montant maximum de 3500.- par mois.

Stages professionnels

Pour les personnes qui sont encore en période d’indemnisation il est possible de faire un stage professionnel.

Cette possibilité peut avoir une durée de six mois et s’accompagne des indemnités normalement versées par la caisse de chômage. L’employeur aura tout de même l’obligation de prendre en charge un quart de celles-ci.

Le chèque de formation; Une aide financière genevoise à la portée des frontaliers

Le chèque annuel de formation qui finance des cours à concurrence de 750.- par année est accessible aux frontaliers.

L’office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue octroie cette aide aux personnes dont le revenu annuel brut ne dépasse pas certains barèmes.
Les frontaliers au chômage peuvent en bénéficier s’ils justifient d’au moins un an d’emploi à Genève.

France : Les aides à la formations proposées par le pôle emploi

Ceux qui doivent s’adresser à pôle emploi se feront également assister par un conseiller. Ensemble, ils pourront analyser des projets pour optimiser les chances de trouver un travail.
Dans ce cadre là, des formations peuvent ainsi être envisagées.

En France, comme en Suisse d’ailleurs, il est important de faire des recherches à l’avance et d’avoir de bons arguments pour convaincre son conseiller sur l’utilité de la formation en question.

L’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA)

L’AFPA est accessible aux demandeurs d’emploi ainsi qu’aux salariés.

En plus de proposer toute sorte de formations et de stages en partenariat avec le pôle emploi, elle offre des conseils pour l’orientation.

Aux intéressés on leur conseillera d’ores et déjà de ne pas manquer la journée portes-ouvertes du 10 avril pour découvrir les métiers d’avenir ainsi que pour entrer en contact avec des entreprises françaises qui recrutent.

http://www.afpa.fr

Les offres de formation des conseils régionaux

Les régions offrent également leur aide en proposant des stages ainsi qu’en finançant des formations.
Elles encouragent les jeunes de moins de 26 ans à l’insertion dans la vie professionnelle avec l’octroi d’une première expérience dans la vie active.

L’aide individuelle à la formation (AIF)

Une aide maximale de 1’500€ peut finalement être conférée pour couvrir des frais pédagogiques grâce à l’AIF.

On y recourt lorsqu’aucune des aides précitées n’est octroyée.
Pour pouvoir bénéficier de cet appui il faut néanmoins avoir un minimum de six mois en tant que demandeur d’emploi.

Action préalable à l’embauche (AFPE)

Parallèlement aux droits Assedic il est possible de faire une formation au sein d’une entreprise dans le cadre d’une action préalable à l’embauche.

L’issue de la formation doit donner lieu à un contrat de travail.
L’employé peut dans certains cas demander des contributions pour des dépenses telles que le transport ou le repas.
L’employeur, quant à lui, bénéficie d’une aide financière à la formation.

La validation transnationale des acquis et de l’expérience

En Suisse

En territoire helvétique la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) est possible lorsque l’on a au moins 5 ans d’expérience professionnelle et qu’ils’agit d’un des métiers prévu par les courtes listes cantonales donnant accès à la VAE.

Cliquez ici pour connaître les professions en question ainsi que les différentes procédures cantonales.

Pour ce qu’il en est de la reconnaissance des diplômes étrangers, diverses procédures sont nécessaires selon qu’il s’agisse d’une profession réglementée ou non.

En France

Un des atouts non négligeables de la France est la réelle prise en compte de l’expérience professionnelle dans le cadre de la validation des acquis.

Ainsi, dès trois ans d’expérience, on peut prétendre à l’acquisition d’un titre, d’un certificat ou d’un diplôme en rapport direct avec la profession exercée.

Limites de l’exercice

Malheureusement dans les deux régimes d’assurance chômage qui contournent les douanes franco-suisses il n’y a pas de mesures spécifiques pour les frontaliers.
De ce fait il n’est pas possible de se faire payer une formation en Suisse par le pôle emploi français.

De même, les enseignements proposés en France sont choisis par rapport aux caractéristiques régionales du territoire.
Des cours d’allemand ou d’italien, par exemple, ne seront pas pris en compte.

Un rattachement des frontaliers à l’assurance chômage suisse semblerait pourtant la solution la plus évidente, les frontaliers ont beau vivre de l’autre côté de la frontière, c’est de ce côté-ci qu’ils cotisent.

 

En attendant une avancée sur le sujet, des solutions individuelles peuvent être trouvées.
Il existe par exemple une offre de maintien du niveau de vie en cas de chômage, qui est également accessible aux travailleurs frontaliers.

Cela garanti au travailleur une indemnité complémentaire à son chômage, qu’il touchera en francs suisses.

1 Comment

  1. Bonjour, Licencié économique en Suisse après 6 ans à temps plein j’envisage de créer une SARL en Suisse en restant domicilié en France. De quel(s) aide(s) pourrais-je bénéficier avant que mon activité future me permette de me verser un salaire?

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