Des jouets gratuits en Laponie? ce n’est pas le cas par ici !

Des jouets gratuits en Laponie? ce n’est pas le cas par ici !

- dans Bons plans
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Pour les jouets et les cadeaux, le Web c’est un peu le traîneau de Laponie

Noel arrive, c’est le moment de comparer les prix entre les zones frontalières de Suisse, de France, d’ Allemagne et d’internet.

Où acheter ses cadeaux ?
Les jouets pour les grands en Suisse?

Les jouets pour les petits plutôt en Allemagne et en France ?

Peut être, mais le traîneau de Laponie a plus d’un tour dans sa hotte !

Le verdict des associations de consommateurs

Des associations de consommateurs Suisses comme la Fédération romande des consommateurs (FRC) ont identifié des prix de jouets en Suisse 26% plus chers qu’en Autriche, 24% plus chers qu’en Allemagne et 21% plus chers qu’en France.

La différence est d’autant plus évidente qu’un groupe international spécialisé dans la vente de jouets facture les mêmes jouets 16% plus cher en Suisse. Sur ces mêmes jouets, des chaînes Suisses ont des prix supérieurs de plus de 30%.

L’initiative de l’association patronale

Commerce Suisse, association patronale qui regroupe des entreprises liées au commerce vient d’afficher la “liste blanche” des produits moins chers en Suisse. On y retrouve des cadeaux habituels, surtout ceux liés à l’ électronique grand public. Tablettes numériques, smartphones, téléviseurs sont bien représentés. C’est aussi le cas pour les jeux videos.

La portée de cette “liste blanche” reste à améliorer. Elle n’est disponible qu’en allemand.  Pour les jouets elle ne compare que les prix des offres Web et non pas les prix de magasins “en dur”.

Faire participer le public à la collecte des informations est une bonne idée. Mais le résultat est moins convainquant que l’approche méthodique des associations de consommateurs.

Pourquoi ces différences ?

Les prix suisses de l’électronique grand public bénéficient du niveau bas de la TVA en Confédération. Pour les autres produits, les causes des différences de prix ont beaucoup été commentées, tout comme le “tourisme d’achat” qui consiste à traverser la frontière pour faire ses achats : On a cité la politique des importateurs qui ne répercutent pas l’effet du Franc fort, le faible nombre de distributeurs Suisses qui réduit l’effet de la concurrence, les coûts supportés par le commerce Suisse.

Chacun pousse ses solutions … loi sur les cartels, libre échange, promotion de la qualité nationale. Le consommateur, lui, se débrouille comme il peut.

Quels gagnants ?

Le commerce internet devient la référence en matière de prix. Les sites Web Suisses se défendent mieux que les magasins “en dur”. Dans les centres villes Suisses, les magasins de jouets verront de plus en plus d’acheteurs entrer dans les boutiques pour manipuler les jouets et les cadeaux qu’ils achèteront par la suite sur internet.

L’achat sur internet se sophistique au point qu’entre collègues de travail des régions frontalières on s’échange des petits services. On accepte de recevoir à son domicile une livraison pour un collègue qui aura trouvé plus économique de passer par un site de l’autre côté de la frontière. Mieux vaut alors de ne pas oublier de présenter la marchandise lors du passage de la douane.

L’urgence

Plus on avance dans le mois de décembre, moins les achats se feront sur internet. Une livraison retardée en janvier c’est la catastrophe familiale dont on se souviendra. Début décembre, la magie du net se confronte à la dure réalité du calendrier. Les rênes volants rentrent à l’étable. Ils arrêtent leurs livraisons anticipées. Le traîneau de Laponie n’est plus à l’ordre du jour. Il reviendra dans la nuit du 24.

Mi-décembre,  c’est le moment des achats de jouets  en centres commerciaux, de visite des  “Hard discount” et de suivi des promotions.

La dernière semaine de décembre, c’est la ruée des retardataires qui n’ont plus d’autre choix que le magasin de proximité.

Que ceux qui ne trouvent pas le cadeau choisi ne s’en étonnent pas. Les fabriquants ont l’habitude de lancer des campagnes de publicité pour des jouets qui ne seront disponibles qu’en février. Comme vous vous êtes engagés à trouver ce que votre enfant attend, vous achèterez à Noel ce qu’il n’a pas demandé et vous retournerez acheter en février ce que vous vous êtes engagé à lui trouver.

Quelle évolution ?

Ne croyez pas qu’il n’y a plus d‘avenir pour les boutiques de jouet du centre ville. Des innovations sont en cours : c’est le cas du service “eBay NOW” en test à San-Francisco puis Londres, l’acheteur est livré en une heure d’un produit qu’il peut avoir vu chez le commerçant local. Le produit est vendu par internet, au prix internet. Il provient du stock des commerçants locaux (peut être même celui du magasin qui vient d’être visité).

Le marché du jouet a beaucoup changé.  Si cette dernière décennie il a été fabriqué en Chine, des soucis de qualité et la préférence pour une production nationale ramène partie de la production proche des consommateurs et impacte sérieusement la distribution.

Le tsunami d’échanges de cadeaux sur le WEB après les fêtes indique un décalage entre ce qui est offert et ce qui est attendu. Ce sera pris en compte, ce que l’on va s’offrir va changer. A mesure que l’on va privilégier des cadeaux qui “ont du sens”, la comparaison à l’achat se fera moins sur le prix.

Tout cela va favoriser le commerce de proximité et les centres ville comme Genève, Annecy, Yverdon, Lausanne, Evian, Thonon, Neuchatel, Bâle, Mullhouse qui se donnent des airs de Laponie en fin d’année.

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