Assurance santé frontalier, demain, quel régime choisir entre LAMAL et CMU ?

Assurance santé frontalier, demain, quel régime choisir entre LAMAL et CMU ?

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Quel est le coût de LAMAL, CMU et que couvrent-elles ?

L’assurance santé privée frontalier a refait la “une” de l’actualité cette semaine.

Des députés n’ont pas oublié le sujet.

Même si l’amendement n’a finalement pas été déposé, cela rappelle que la fin du droit d’option et le passage en CMU en 2014 se rapproche.

Quels changements prévoir ? Comment s’y préparer ?

La fin de l’assurance privée

La fin de l’assurance privée suppose pour la plupart des frontaliers le passage à un autre un mode de couverture : CMU (France) ou LAMAL (Suisse).

Par défaut, le frontalier résident en France à la fin du droit d’option (prévu pour mai 2014) va être transféré à la CMU.

S’il anticipe cette date, il pourra avoir la possibilité de choisir l’assurance maladie Suisse LAMAL.

Problème : en choisissant une assurance privée, le frontalier a expressément choisi de ne pas s’affilier à LAMAL, cette décision est présentée comme irrévocable.

Aujourd’hui, il existe pourtant des cas qui permettent de “revenir” au régime LAMAL ils sont en partie détaillés dans la notice de la SAM (Service de l’Assurance Maladie du canton de Genève) :

  • début d’une activité lucrative en Suisse après avoir travaillé dans un autre Etat
  • perte d’emploi en Suisse suivie d’une période de chômage indemnisé en France et retour à l’emploi en Suisse
  • perte du statut de “frontalier” en passant en résidence principale en Suisse
  • passage du statut de travailleur à celui de retraité (titulaire de pension)

 

Modification (mars 2013) : les changements d’état civil ne sont plus retenus comme permettant de résilier son  précédent choix de système santé (et de choisir  LAMAL)

 

Par conséquent ces changements ne sont plus suffisant pour demander un retour en LAMAL:

  • mariage
  • naissance
  • divorce
  • séparation par jugement
  • veuvage

CMU vs LAMAL

La couverture “de base” et la complémentaire

Pour faire simple disons que la couverture de base de LAMAL est équivalente à celle de la CMU.
Il convient donc pour les deux d’ajouter une assurance complémentaire.

LAMAL donne la possibilité d’ajuster le coût de la couverture de base en jouant sur la “franchise” (somme en dessous de laquelle il n’y a pas de remboursement).
Pour la complémentaire, on opte pour une assurance “à la carte” en choisissant des soins spécifiques (dentaire, optique…).

En France, c’est différent, la couverture CMU est identique pour tout assuré.
La complémentaire est choisie parcequ’elle renforce globalement la couverture de la base. On joue moins sur la couverture spécifique que sur le taux de couverture (100%, 200%, 300%…).

Le coût de la couverture de base

Le coût de LAMAL “frontalier” dépend de l’assureur auprès duquel vous êtes inscrit, mais il s’agit d’un coût fixe calculé en fonction :

  • de la tranche d’âge de l’assuré (enfant -18 ans, 19 à 25 ans, 26 ans et plus)
  • du nombre de personnes couvertes
  • de la franchise choisie

Avec LAMAL, chaque assuré doit avoir son contrat (parents, enfants…), avec la CMU l’assuré couvre également son foyer :

LAMAL du foyer = prime Mr + prime Mme + prime(s) enfant(s)

Le coût de la CMU est quand à lui indexé sur le salaire de l’assuré (après abattement de 9’164 €).
Aujourd’hui il est de 8% mais le taux de 13,5% a été mentionné pour les frontaliers. Le coût est donc fonction :

  • du salaire de l’assuré

Le coût prévisionnel de la CMU est calculé ainsi :

CMU du foyer = (Revenu Fiscal de Référence du foyer – 9’164 €) x (% de cotisation, 8%, 13,5%, … )

Comparaison des coûts (couverture de base)

Ce tableau présente le salaire net à partir duquel il devient intéressant d’opter pour LAMAL plutôt que la CMU pour des adultes (+26 ans) avec ou sans enfants (-18 ans).
Nous nous sommes basés sur des primes moyennes d’assurance LAMAL “frontalier” avec franchise “standard”.

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Pour 2 frontaliers avec 1 enfant, le régime CMU est moins cher si le salaire net du foyer est inférieur à 6’870 CHF (cotisation à 13,5%) ou inférieur à 10’870 CHF (cotisation à 8%).

Le choix de LAMAL

LAMAL plutôt que mon assurance privée ?

Comparer aujourd’hui l’assurance LAMAL frontalier (base + complémentaire, soins en France et en Suisse) avec l’assurance santé privée frontalier montre que l’option LAMAL n’est pas compétitive en terme de couverture et de prix.

Le frontalier qui décide de passer immédiatement en LAMAL frontalier va le faire parcequ’il juge que la CMU va trop prendre sur son revenu.
Il est prêt à assumer personnellement le coût de soins non couverts et à anticiper la décision légale à venir.

LAMAL pour avoir le choix d’être soigné en Suisse

La localisation des soins est un critère discriminant, le frontalier qui ne se soigne qu’en Suisse et qui n’envisage pas de se soigner en France, est inquiet car aujourd’hui, aucune complémentaire à la CMU ne couvre des soins (sauf accident) en France.

Dois-je repasser sans attendre sur LAMAL ?

Par anticipation des changements à venir, si le frontalier souhaite revenir à un régime LAMAL, il pourra donc le faire dans un des cas pré-cités.

C’est pourquoi nous allons étudier dès aujourd’hui les options, les choix et les coûts des 2 régimes LAMAL et CMU.
Le frontalier prévenant pourra d’ors et déjà choisir s’il va :

  1. rester avec son assurance privée, pour ensuite basculer automatiquement en CMU
  2. anticiper cette échéance et opter pour le régime LAMAL si sa situation le lui permet

La localisation des soins

Pour l’instant, les contrats qui couvrent le mieux les soins des deux côtés de la frontière sont les contrats d’assurance santé privée frontalier.
Trois options existent, soins exclusivement en France, soins en France et en Suisse, soins en Suisse. Les deux premiers ont des couvertures et des primes sensiblement équivalentes. l’option soins en Suisse seule a des primes plus élevées.

Les complémentaires santé à la CMU n’ont pas encore préparé une offre aussi étendue.
Aujourd’hui, elles ne proposent qu’une couverture de soins en France.

L’offre pour des soins en France de LAMAL frontalier est limitée en couverture et en prix.

Pour l’instant c’est l’incertitude qui domine, les assureurs vont peut être proposer des offres plus cohérentes si la loi est finalement appliquée en 2014, mais pour l’instant on pourrait résumer qu’à l’avenir :

  • LAMAL : soins en Suisse
  • CMU : soins sur France

L’historique de santé

L’assurance santé privée ne convient pas à tous les frontaliers. Elle peut être souscrite sans questionnaire de santé, mais dans le cas de pathologies “lourdes” la couverture sera minimale.

Des frontaliers jeunes en bonne santé qui choisissent une couverture minimale sont gagnants pendant dix ou vingt ans. Tout peut changer si, au milieu de la cinquantaine, la santé se fragilise. Ils vont devoir changer de contrat.
C’est alors que l’effet de leur âge et de leur pathologie sur le montant des primes peut les pousser vers un contrat CMU + complémentaire.

A l’approche de la retraite, des frontaliers en assurance santé frontalier privée nous ont dit qu’ils allaient anticiper le passage en CMU + complémentaire santé. Noter qu’avoir travaillé en France suffisamment longtemps avant la retraite permet de ne pas cotiser à la CMU pendant la retraite.

Exemples de cotisations

Suite aux communications d’il y a 15 jours , des assurés ont décidé de rester en assurance privée frontalier. Il prévoient de passer en CMU avec l’ensemble des contrats privés. D’autres prévoient de revenir en LAMAL dés que possible.

Nous présentons ici 7 cas de personnes qui nous ont contacté avec leurs décisions :

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Notes :

La cotisation CMU est calculée sur la base d’une cotisation à 8% (en attendant plus d’informations).
Tous les montants ont été  convertis en euros pour une meilleure comparaison.
Les complémentaires santé françaises choisies ne couvrent les soins qu’en France (sauf accident).
Les complémentaires Suisses choisies couvrent les soins en Suisse et en France. Elles permettent l’accès aux spécialistes, la médecine douce. La première prime correspond à une hospitalisation en division commune dans tous les hôpitaux cantonaux et la deuxième prime correspond à une hospitalisation semi-privée.
Pour tous ces cas, le canton de l’employeur est Genève.

 

6 points pour préparer le changement

Pour se préparer aux changements, le frontalier va :

  1. Suivre les effets sur les frontaliers des décisions sur le financement de la sécurité sociale française et s’inscrire à notre newsletter qui informe des sujets d’actualité des frontaliers.
  2. Se tenir en alerte sur l’évolution de offres trans-frontalières des assurances Suisses et des complémentaires françaises.
  3. Suivre les cas ou la SAM accepte un retour arrière sur le droit d’option.
  4. Retrouver le tableau de garanties et les dates de résiliation de ses contrats actuels.
  5. Faire un récapitulatif détaillé des dépenses santé et des remboursements des trois dernières années.
  6. Réserver du temps pour prendre la bonne décision.

Un spécialiste de l’assurance santé qui peut vous aider à préparer le changement.

 

Et vous, quel est votre avis ?

38 Comments

  1. Merci pour cet article !

    Pour ce qui est de l’avenir des mutuelles santé pour frontaliers (celles complémentaires à la CMU), je pense que l’offre va s’adapter à la demande courant 2013 (c’est une question de business pour les compagnies d’assurance) et l’offre va, je pense, proposer une possibilité de se faire soigner sur France et Suisse pour le travailleur frontalier : par exemple, pour une visite chez un généraliste ou un spécialiste (opthalmo, dentiste,…) en Suisse sur la pause déjeuner du frontalier ou après ses heures de travail, la CMU ne remboursera rien sur ces consultations alors que la mutuelle peut proposer un remboursement à 100%, 125%, … du BRSS en fonction de la couverture choisie (fonctionnement identique à l’assurance santé frontalière actuelle). Toujours est-il la budget santé du frontalier augmentera sensiblement dès 2014…

    1. Ben quand à moi je réside en Suisse, paie Lamal et va déménager en France (construction) en gardant Lamal :)
      En ce qui me concerne, mon budget ne va pas changer, je paierai autant…Ceux qui ont profité à 90€/mois pendant des années avec les frais de dentistes et autres vont passer à la caisse, pendant que ceux qui avaient Lamal paient dans les 250CHF/mois, et doivent attendre de franchir leur franchise de 1500 ou 2000chf avant d’être remboursés, et encore les frais dentaires ne sont pas remboursables. Je suis tenté de dire, chacun à son tour!

      1. Sache qu’il n’y pas tout le monde qui paye 90 euros, alors TOI qui déménage en France parle pas de ce que tu ne connais pas… car si on veut être BIEN assuré on passe à la caisse comme en suisse (j’habite la France depuis 3 ans et je suis suisse) Alors avant de se lancer dans les sujets “frontaliers”…. essayez d’en savoir un peu plus et….. bienvenue en france

      2. L’assurance privée ce n’est pas 90€ par mois, c’est de l’intox. Une assurance privée qui couvre les soins en Suisse c’est 300€ par mois. Le passage à la CMU n’est rien d’autre qu’un impôt frontalier sans contrepartie car on sera toujours obligé de garder notre assurance privée pour la courverture des soins en Suisse.
        Votre commentaire est désopilant de jalousie déplacée et basée sure des données erronées.

      3. Attention, n’oubliez pas de faire modifier votre contrat ! Vous avez aujourd’hui une “LAMAL résident”, mais demain si vous souhaitez rester en LAMAL pour conserver vos soins en Suisse il vous faudra choisir une “LAMAL frontalier”, une offre bien spécifique des assureurs (pas tous).

        Vous ne pouvez pas être à la fois frontalier et avoir une LAMAL “résident” !
        La “LAMAL frontalier” vous permet de garder votre réseau de soin et d’accéder également au réseau de soin français. Comptez entre 300 et 400 CHF par mois pour une couverture de base.

  2. Je trouve plus qu’injuste cette obligation d’adhérer à la CMU, surtout que théoriquement une fois qu’on y est on ne peut plus en sortir. On oblige les frontaliers à boucher les trous de la sécu dont il n’ont pas profité durant leurs années de travail en Suisse. Les frontaliers ont choisi un système de vie, avec des assurances privées à payer par tête de pipe (et non pas une petite cotisation du père pour assurer 5 ou 10 personnes, cause du fameux trou de la sécu). Ils ne touchent pas tout l’assistanat versé aux français (prime de rentrée scolaire, alloc de parent seul, de salaire unique, congé parental, chèques vacances ou repas, et plein d’autres aides diverses). Ils acceptent aussi par avance des salaires (très) variables en fonction du cours franc suisse/euro, y compris au moment de la retraite. En cas de perte, personne ne vient les aider (et ils ne le demandent pas d’ailleurs). Ils paient déjà une CSG au prix fort sur le moindre revenu gagné en France. Bref, ils ont choisi de gagner mieux leur vie, mais avec tous ces inconvénients, c’est un choix fait et assumé au départ. Il me semble qu’on pourrait leur ficher la paix et au moins leur laisser choisir leur système de santé, non?

  3. C’est un désastre. Nous cherchons à déménager le plus vite en Suisse! Heureusement qu’on a rien acheté en France, l’immobilier en France voisine va s’écrouler!!!

    Anna.

  4. Pas forcément un désastre… C’est sur que financièrement, les frontaliers vont être perdant. Mais en fonction de votre situation familiale, de vos revenus, ce n’est pas forcément plus intéressant de souscrire LAMAL plutôt que la CMU.

  5. Avec le prix des soins en Suisse, les complémentaires permettant un soin en Suisse vont avoir un coût similaire aux assurances privées d’aujourd’hui. Donc le prix CMU + complémentaire en Suisse sera beaucoup plus élevé que le retour en LAMAL!!

    Nous avons besoin de soins en Suisse – je ne veux pas aller à Lyon ou Grenoble pour avoir des soins dans un hôpital universitaire s’il y en a à Lausanne ou Genève!!!!

    Adieu la France!

  6. En plus de la CMU, 1.55% du saliare pour les accidents non professionnel en suisse et 0.77% pour la perte de gain maladie, plus la CSG et la mutuel.
    Ok, on paye la CMU, mais ils nous versent les salaires en cas de maladie et accident.
    Je ne vois pas pourquoi je cotiserai la part d’un patron et de l’ouvrier.
    OK on gagne bien notre vie, mais les impots + la CMU+ mutuel+cotisation accident+CSG.
    Ras le bol du social. Toujours les mêmes qui donnent.

  7. Ça y est, nous démenageons aussi, de retour en Suisse – ma femme en avait marre de la France, mais reste à vendre l’appartement..

  8. Pas question de subir la CMU et ses tarifs prohibitifs … !!! et pour devoir être soigné à Annecy, Grenoble ou Lyon …!!! c’est totalement délirant !!!

    Pourvu que le droit d’option soit réversible afin que nous puissions retourner à la LAMAL .

    Sinon … nous devrons déménager et nous installer en Suisse …!!!

  9. A mon niveau de revenu, au taux de 8%, je veux bien admettre de passer à la CMU.
    Au taux spoliatoire de 13,5%, soit je migre en Suisse, soit je quitte la région.

    Note:
    Je crois que la moitié du budget de la branche maladie de la sécu finance les arrêts maladie. Les arrêts maladie des frontaliers seront-ils remboursés pas la sécu aux employeurs suisses???

  10. Les travailleurs en France cotisent à hauteur de 075% sur 100% du salaire mensuel.
    J’aimerai que l’on m’explique pourquoi je devrais payer davantage.
    Si je comprends bien, on va me demander de payer la part salariale ET employeur ! Une plaisanterie dans un pays d’égalité.
    Je propose à la plupart des gens qui nous envies de venir s’installer dans la régions et de constater les tarifs en vigueur ici.
    Peut-être pourront ’ils se rendre compte que la vie n’est pas si simple par ici…

  11. Ben, je viens d’obtenir une confirmation que le choix est irrévocable aussi du point de vue des autorités genevoises!

    ——-
    From: XXXX XXXX
    To: anna.xxx

    Bonjour,

    Il n’y a aucune possibilité, vous ne pouvez pas revenir en arrière puisque le droit d’option se fait qu’une fois et il est irrévocable.

    Meilleures salutations
    _________________________________________
    XXXX XXXXX
    Gestionnaire
    Département de la solidarité et de l’emploi (DSE)
    Service de l’assurance-maladie
    Route de Frontenex 62
    1207 Genève
    Tél. + 41 22 546 XX XX
    Fax + 41 22 546 XX XX
    Adressage du courrier interne : XXXXX

    De : Anna xxxx [mailto:xxxx@xxx.com] Envoyé : dimanche, 4. novembre 2012 14:17À : SAM (DSE)Objet : Assurance frontalier vs LAMAL

    Bonjour,

    nous sommes européens (EU, XXXX) résidents en France et nous avons fait le droit d’option il y a 5 ans pour être assurés en France (assurance privée).

    Nous voulons revenir en LAMAL sans devoir déménager en Suisse.

    Quels sont nos possibilités a part de naissance d’un enfant ou retraite?

    Merci d’avance,
    Anna.

  12. Merci beaucoup Anna …!!!

    C’est vraiment très gentil d’avoir partagé avec tout le monde la réponse du service cantonal.

    En effet, des milliers de frontaliers tentent d’obtenir des réponses quant au retour à la Lamal …
    Pourvu qu’il y ait encore un espoir …

    1. je pense que l’espoir est trop mince pour y croire :-( et avant que les masses commencent à déménager en 2014, nous préférons de partir en Suisse dès maintenant!

  13. Bonjour,

    Je suis frontalier et je viens de me marier avec une Suissesse, qui est alors venue s’installer en France. Je suis depuis plusieurs années assuré chez un assureur privé en France, mais ma femme a préféré continuer de s assurer en Suisse (Lamal pour frontalier).

    Ma question: en 2014, quand je vais passer a la CMU, vais-je payer les 8% de mon revenu, ou alors de nos deux revenus additionnés? (Ce qui ne serait pas normal car on paierait à double l assurance de ma femme…)

    Autre question: on va avoir un enfant, pourra-t-on l assurer en France avec moi?

    Merci beaucoup!

  14. Bonjour,
    Cet article a le mérite de faire une synthèse sur un sujet qui a pas mal soulevé d’interrogations.
    En revanche, en tant qu’expert du sujet, je considère cet article particulièrement ambiguë sur un point, pour ne pas dire erroné, puisqu’il sous-entend qu’il est possible de revenir au régime LAMal (“Dois-je repasser sans attendre sur LAMAL ?”).
    Or, il n’est jamais possible de revenir à un régime LAMal dès lors qu’on en a choisi un autre…
    C’est malheureusement à cause d’articles comme celui-ci que nous recevons des centaines de questions de frontaliers qui doutent… Pour ma part, bien que connaissant le sujet, lorsque j’ai un doute, je consulte le Groupement transfrontalier européen. Je vous invite à faire de même…

    1. Bonjour David Talerman.

      Comme l’article l’indique très précisément, il est tout à fait possible de repasser en LAMAL, les cas sont prévus et sont précisés dans la documentation que fourni l’administration cantonale (et dans le premier paragraphe de l’article) :

      – mariage, séparation, divorce
      – naissance
      – veuvage
      – retraite…

      Certes, il ne s’agit pas là d’un simple choix d’agrément de la part de l’assuré, et c’est pour cela que l’article insiste sur la nécessité d’anticiper ces changements.

      Nous avons déjà accompagné dans cette démarche des dizaines de frontaliers qui n’ont pas voulu courir le risque d’attendre 2014 et de risquer un passage à la CMU, ceux-ci sont aujourd’hui affiliés à LAMAL.

      Alors la prochaine fois que vous avez un doute, n’hésitez pas à nous consulter !

      1. Votre réponse est malheureusement inexacte, et c’est bien ce que je vous indiquais : la loi a changé et ce que vous décrivez n’est plus possible depuis plusieurs mois.
        Merci de mettre à jour vos informations, surtout sur des sujets aussi sensibles que celui-ci, cela évitera à vos lecteurs de perdre du temps !
        A bon entendeur…

        1. L’article date d’octobre 2012 vous pouvez trouver un article plus récent ici : Assurance santé 2014 : conditions et étapes pour « repasser en LAMAL ».

          Votre commentaire et ma réponse datent de février 2013.
          Jusqu’à fin mars, des demandes de changements d’assurance maladie ont été validées par la SAM pour des changements d’état civil (mariage, naissance…).
          Notre partenaire a par exemple traité un dossier pour une famille dont l’enfant est né le 18 février, avec une prise en compte de la SAM le 14 mars, et un retour positif le 26 mars, et un dossier finalisé courant avril.

          Et si maintenant il n’est plus possible de le faire pour ces “raisons familiales”, restent des changements dans la situation professionnelle qui permettent aux frontaliers qui le souhaitent de changer de régime, cela mérite d’être dit.

          Il m’arrive aussi de lire des informations imprécises sur votre blog, mais lorsque je poste un commentaire celui-ci n’est jamais publié.
          J’espère qu’à l’avenir nous pourrons échanger de manière constructive, sur votre site comme sur le nôtre, dans l’intérêt de nos lecteurs.

  15. Bonjour à tous,

    J’arrive dans la région et je n’ai pas encore souscrit à une assurance santé. J’étais en train de me renseigner et je suis tomber sur ce très bon article. Je ne vous cache pas que la situation m’inquiète et je ne sais pas trop quoi faire. Dois-je tout de suite opter pour LAMAL car après je n’aurais plus la possibilité de le faire facilement. Puis-je avoir des seins en france avec LAMAL ? je ne suis pas sûr d’avoir compris ce point.

    Merci d’avance pour vos retours.
    Damien

    1. Bonjour Damien, et désolé pour cette réponse si tardive.

      Comme vous avez pu le lire dans l’article, tout dépend de votre salaire (plus il est élevé et plus la CMU est élevée) et des prochaines décisions coté français.
      En gros, si vous gagnez plus de 100 000 CHF annuel (même si cela peut dépendre de votre situation familiale) il n’y a pas vraiment de question à se poser, si vous prenez “le risque” d’opter pour une assurance privée, en 2014 vous risquez d’être affilié à la CMU (sans possibilité d’en changer) et cela vous coûtera très cher.

      Enfin sachez que même assuré à LAMAL, il existe des couvertures pour les frontaliers qui permettent d’être soigné des 2 cotés de la frontière, on appelle ça la “LAMAL frontalier”.

      N’hésitez pas à contacter un spécialiste sur la question : http://assurance-frontaliers.info/

  16. Drôle de pays, la France! En travaillant en Suisse, je libère un emploi en France, je ne bénéficie de pratiquement aucune prestation sociale (j’ai pas d’enfants qui vont à l’école). Mais encore mieux, la Suisse rétrocède une partie de mes impôts à ma commune française de résidence. Je dépense l’argent provenant de l’économie suisse en France. Je pense que la France devrait me remettre la légion d’honneur (il n’y a qu’à voir à qui ils la remettent!). Au lieu de cela, on me demande de payer la CMU! Pourquoi? Mon assureur privé et moi avions trouvé un compromis, un accord commercial. Je ne demandais rien à l’Etat! Pas de risque de creuser le trou de la sécu! Alors pourquoi?
    Je commence à me demander si les gouvernants français ne sont tout simplement pas incompétents voire irresponsables! Ils vont faire perdre une clientèle aux assureurs français au bénéfice des assureurs suisses. Et dans d’autres cas, ils vont faire perdre de l’argent à certaines communes françaises car les frontaliers ne vont pas hésiter à s’installer en Suisse pour y vivre et y dépenser leur argent.
    Personnellement, je préfère dépenser mon argent dans le pays qui me donne du travail. Vive la Suisse!
    Si la France veut capter de l’impôt, elle devrait d’abord s’assurer de le faire auprès de ceux qui gagnent leur argent en France. Je vous donne juste un exemple: M. Cahuzac.
    Je vais arrêter ce plaidoyer contre mon pays de coeur, la France. Il restera toujours de vieux bâtiments à visiter en France. Les emplois et l’argent, quant à eux, iront ailleurs…

  17. N’importe quel citoyen français a désormais le droit de souscrire une assurance maladie n’importe où dans l’Union Européenne et de quitter la Sécurité Sociale. Pourquoi les frontaliers n’auraient-ils pas ce même droit ?
    Je suis convaincue que la Cour de Justice européenne donnerait raison à un frontalier qui opterait pour une assurance autre que la Lamal et la Sécu.
    L’assurance maladie est obligatoire mais le droit de choisir doit être défendu par l’Europe en vertu des accords de libre concurrence

    1. Je suis d’accord c pour cela que je vais résilier mon contrat d’assurance privée et prendre un contrat d’assurance privée européen avant Mai 2014

  18. Est ce que si on change pour Lamal, peut on continuer à se soigner en France ? les couts chez le medecin en Suisse sont prohibitifs ! quelles sont les meilleures franchises que l’on peut espérer ? est ce que n’importe quelle assurance complémentaire peut compléter Lamal ?

    1. John > LAMAL ne vous couvrira pas cela, il faudra prendre une complémentaire permettant les soins en France. C’est très récent, certaines compagnies sont en train de travailler sur la question pour proposer des offres “frontaliers” de ce type, mais je crois que pour l’instant seule une compagnie d’assurance est placée sur ce créneau. Je vous invite à contacter notre partenaire si vous voulez plus d’infos sur le sujet http://assurance-frontaliers.info/.

  19. Je souhaite apporter une précision : dans le cadre du régime d’assurance santé privé frontaliers il existe des contrats dits solidaires – ils sont rares -, sans questionnaire de santé et dans ce cas la prime est plus élevée. Les prestations sont également plus restreintes.
    Le problème est que la plupart des assureurs et courtiers, lorsqu’ils sont en contact avec un frontalier ayant des problèmes de santé importants, le redirigeront presque systématiquement vers la CMU et la LAMal, car un tel dossier est beaucoup plus difficile à défendre dans le cadre du régime privé et l’issue du contrat est incertaine. En clair, certains courtiers ne souhaitent pas perdre de temps avec les cas difficile, pour des questions de rentabilité. C’est une précision importante qui peut éclairer certains lecteurs.
    Il serait par ailleurs intéressant de nous donner votre position, en tant que courtier, sur ce sujet…

    1. Monsieur Tallerman,

      Il existe en effet des contrats privés “sans questionnaire de santé” pour les frontaliers.
      Ce qui les différencie principalement des contrats “avec questionnaire de santé” n’est pas le coût du contrat mais plutôt le remboursement.

      Tout est détaillé sur cette page du site : assurances privées pour frontalier.

  20. Pour faire écho aux différents commentaires sur les forums, il apparait que le gouvernement français est particulièrement déterminé à ne plus octroyer de droit d’option, au nom de l’égalité entre les citoyens.
    Par ailleurs, le retour à la LAMAL, concrètement, n’est possible, comme le disait Anna, en novembre 2012, qu’en s’installant en Suisse…
    Nous allons, donc, être contraints de sérieusement envisager cette possibilité … Alors même que la Suisse a activé la clause de sauvegarde …

    1. En effet, la porte vers LaMal se referme.
      Précisons que le droit d’option n’est pas remis en cause. Ce droit permet de choisir entre le système de d’assurance santé du pays où l’on travaille (la Suisse) et le système du pays où l’on habite (la France). Ce droit reste valide. Ce qui change c’est que pour ceux qui ont choisi le système français, il n’y aura plus d’assurance privée.
      Précisons aussi que pour certaines professions, plutôt que de s’installer en Suisse, c’est plus facile de rester frontalier, d’arrêter son activité lucrative en Suisse, de la continuer dans un autre pays, puis de revenir l’exercer en Suisse. Bref, la porte vers LaMal n’est pas totalement fermée pour tous, mais c’est de plus en plus difficile.

  21. tout ,ça c’est intéressant (je retourne en suisse…etc) ceux qui le disent oublient simplement déjà trouver habitation en suisse et aussi les prix absolument prohibitives il faudra bien aujouter tout ça a lamal

  22. bonjour
    je vais bientot etre frontaliere en janvier 2014 .
    j aurais le choix entre la cmu et lamal mais comment puis je choisir entre les 2 ?
    je serais a 40% donc pas un revenu excessif ..
    mon mari est deja frontalier avec assurance prive
    nous avons 2 enfants , et me soigne exclusivement en france
    merci de m aidé a faire mon choix

  23. Eh bien moi je vais résilier mon contrat assurance privée Française et passer tout de suite a une assurance privée européen ni de CMU pour payer tout ceux qui profite du System et qui rembourse très mal et ni de lamal qui coute trop cher
    ( la sécurité sociale Française n’a pas le monopole regarder la loi européen, ou voir le Dr Claud Reichman)

  24. Bonjour,

    à la Lamal depuis toujours de par ma mère, qui était aussi frontalière, je
    vais quitter le travail en Suisse pour ma retraite en France, où j ‘ habite….

    J ‘estime que c ‘est un changement de statut, actif => retraité … me permettant
    d ‘aller à la CMU….D ‘autant que ma retraite suisse sera automatiquement versée en France.

    Tout est confus en France, je crains des problèmes…à ce niveau….

  25. Le passage à la CMU n’est rien d’autre qu’un impôt frontalier sans contrepartie car on sera toujours obligé de garder notre assurance privée pour la courverture des soins en Suisse. C’est du racket organisé et avec l’aval du GTE qui a manoeuvré contre ses adhérents, son président étant socialiste (sur une liste socialiste aux municipales).
    Le CDTF (COnfédération des travailleurs frontaliers) basée en Alsace continue le combat sur le terrain juridique et a mandaté 3 cabinets d’avocats spécialisés en droit européen et social, dont un en Suisse pour nous permettre de garder le choix et ne pas être affilié d’office à la CMU. Soutenez le CDTF: http://www.assurance-sante-frontaliers.com/

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